27 janvier 2026

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Haïti : des forces citoyennes plaident pour une sortie concertée de la crise

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À moins de 8 jours ouvrables de la fin de la mission du Conseil présidentiel de transition (CPT), plusieurs organisations politiques, sociales et citoyennes tirent la sonnette d’alarme. Dans une déclaration conjointe rendue publique le 26 janvier 2026, ces structures constatent une accélération de la détérioration de la situation globale du pays et dénoncent un effondrement du pouvoir exécutif.

Les signataires — réunis notamment au sein du Consortium patriotique, du Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative, ainsi que d’alliances regroupant des secteurs politiques, économiques, syndicaux, professionnels, paysans, de femmes, de jeunes et de la diaspora — estiment que la présidence collégiale issue de la transition a « implosé ».

Selon eux, le Conseil présidentiel de transition est désormais frappé de dysfonctionnement, incapable d’appliquer des décisions prises à la majorité. Le gouvernement, dans ce contexte, est considéré comme démissionnaire de fait.

Un appel à la responsabilité citoyenne comme objectif central du mouvement

Dans cette déclaration conjointe, les organisations affirment que l’objectif principal du mouvement est de lancer un appel solennel à la responsabilité citoyenne, face au risque d’effondrement total des institutions et au spectre d’un chaos généralisé.

Les signataires estiment que la crise actuelle ne peut être surmontée sans une mobilisation consciente, responsable et collective des forces vives de la nation. Ils appellent ainsi la société haïtienne, dans toutes ses composantes, à privilégier le dialogue, la cohésion nationale et l’intérêt supérieur du pays au-dessus des logiques partisanes.

Dans cette perspective, les organisations proposent la mise en place d’un Collège national de facilitation, composé notamment de la Conférence des recteurs et présidents d’universités, de dirigeants d’institutions d’enseignement supérieur haïtiennes, du Rassemblement citoyen ainsi que du Collège des ingénieurs et architectes haïtiens.

Ce collège tripartite pourrait solliciter une observation internationale « sous l’ombrelle du Vatican », afin de garantir la neutralité des assises. La Nonciature apostolique, espace diplomatique, est évoquée comme cadre potentiel pour ces rencontres.

L’objectif serait de réunir les différentes parties prenantes haïtiennes avant le 1er février, en vue de sceller une entente nationale capable d’éviter un vide institutionnel prolongé et une aggravation de la crise politique.

« L’urgence de l’heure le réclame. La survie de la patrie le commande », soulignent les signataires.

La déclaration est portée par une coalition regroupant plateformes politiques, organisations citoyennes, syndicats, mouvements de femmes, de jeunes, structures paysannes, organisations professionnelles et acteurs de la diaspora. Parmi les signataires figurent notamment Guibert Barthélémy, ancien député Abel Descolines, Emmanuel Ménard, Sofia Loréus, Dominique St-Éloi, Myriam Paula Magloire, Joseph Yvon Feuillé, ancien président du Sénat, ainsi que de nombreux responsables de collectifs étudiants, patriotiques et associatifs.

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