Il y a 64 ans : l’assassinat de Patrice Lumumba, une page sombre de l’histoire congolaise
2 min de lecture
Il y a 64 ans jour pour jour, le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba, ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo, était assassiné. Figure emblématique de la lutte pour l’indépendance et la souveraineté nationale, sa mort demeure l’un des événements les plus tragiques et marquants de l’histoire politique africaine contemporaine.
Après l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, Lumumba devient le premier chef de gouvernement du pays. Son discours panafricaniste, son opposition au néocolonialisme et sa volonté de voir le Congo maître de ses richesses lui valent rapidement de puissants ennemis, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Renversé quelques mois plus tard, Patrice Lumumba est arrêté, torturé et ligoté avec deux de ses compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito. Leur exécution est ordonnée sous l’autorité du chef d’état-major de l’armée congolaise de l’époque, Joseph-Désiré Mobutu, avec l’appui et la complicité de plusieurs pays occidentaux, inquiets de l’orientation politique du jeune État congolais en pleine guerre froide.
L’assassinat de Lumumba ne visait pas seulement un homme, mais aussi une vision : celle d’un Congo libre, uni et indépendant de toute domination étrangère. Sa disparition a plongé le pays dans une longue période d’instabilité politique, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui.
Soixante-quatre ans après, Patrice Lumumba reste un symbole de résistance, de courage et de dignité pour de nombreux Congolais et Africains. Son combat continue d’inspirer les luttes pour la justice, la souveraineté et l’autodétermination des peuples. Se souvenir de Lumumba, c’est aussi rappeler l’importance de préserver la mémoire historique afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.