22 février 2026

Corruption XXL : quand le Premier ministre vend l’État pièce par pièce sous les yeux du pays — 27 ans de contrats suspects, 17 millions disparus, le PM Didier Fils-Aimé, symbole vivant du système pourri

2 min de lecture

Il y a des moments où le silence devient complice. Et en Haïti, aujourd’hui, ce silence entoure un nom devenu synonyme de combines, de deals obscurs et de gestion occulte : Alix Didier Fils-Aimé. Premier ministre de facto, oui, mais surtout figure de proue d’un pouvoir sans scrupules, qui avance masqué derrière des institutions déjà à genoux.

Ce 9 juillet 2025, une lettre de Fritz Alphonse Jean, président du Conseil présidentiel de transition, est tombée comme un pavé dans la mare. Quatre dossiers. Quatre bombes. Et un même fil conducteur : l’argent public manipulé dans l’ombre, au profit de quelques-uns.

D’abord, un contrat scandaleux : 27 ans de deal entre le CPS et l’APN, renouvelé sans transparence, sans débat, sans explication. Un quart de siècle d’engagement pris par un gouvernement illégitime, dans le dos de la nation. À qui profite ce cadeau ? Certainement pas au peuple.

Puis vient l’hôtel Oasis, devenu gouffre pour les finances publiques. BNC, ONA, FDI : toutes impliquées. Et dans cette affaire, l’État pourrait perdre 17 millions d’actifs. Le chiffre est précis, glaçant. Fils-Aimé se tait. Et l’argent s’évapore.

Et ce n’est pas fini. Même les passeports, pourtant vitaux, n’échappent pas aux arrangements. Un prestataire choisi illégalement, sur “instruction directe” du Premier ministre. On ne gère plus, on dispose. On ne gouverne plus, on s’impose.

Enfin, la sécurité nationale. Terrain miné, géré à l’instinct, à la faveur d’intérêts privés. Métronome parle de décisions prises en dehors de toute norme, sans consultation, sans cadre. Le chaos devient système. Et ce système a un chef.

Alix Didier Fils-Aimé n’est pas un simple acteur d’un régime vacillant. Il en est le cœur pourri.

Le pays est en train de couler, et pendant ce temps, le chef du gouvernement signe, engage, promet, dilapide. Sans rendre de comptes. Sans trembler. Il incarne cette génération de dirigeants qui pensent que l’État est un coffre privé et que le peuple oubliera.

Mais cette fois, non. Le peuple n’oubliera pas.

Parce que quand l’histoire écrira les lignes sombres de cette transition dévoyée, le nom de Fils-Aimé sera en haut de la liste. Et personne ne pourra dire : je ne savais pas.

Copyright © 2026 Lakayinfo. Tous droits réservés. Contact : lakayinfo47@gmail.com | Newsphere par AF themes

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture