Le chirurgien esthétique Sydney Ohana suspendu de Doctolib dans le cadre de son contrôle judiciaire
3 min de lecture
Mis en examen dans une enquête portant sur des viols et des agressions sexuelles, le chirurgien esthétique Sydney Ohana n’est désormais plus accessible à la prise de rendez-vous sur Doctolib. La plateforme a suspendu mercredi son abonnement, en raison notamment de l’interdiction qui lui est faite de recevoir des patientes.
La plateforme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib a suspendu l’abonnement de Sydney Ohana, chirurgien esthétique parisien mis en examen dans une enquête pour viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel, rapporte Le Parisien.
Cette décision intervient alors que le praticien est soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant notamment d’exercer la médecine pour les actes nécessitant la présence physique de patientes. Le parquet de Paris a confirmé cette mesure dans le cadre de la procédure en cours.
Une suspension liée au contrôle judiciaire
Selon Doctolib, cette décision constitue une situation particulière. La plateforme explique que, normalement, elle attend la publication officielle d’une interdiction définitive d’exercer au tableau de l’Ordre des médecins avant de suspendre le compte d’un praticien.
« Pour des raisons légales de présomption d’innocence », la plateforme indique se référer habituellement à une publication officielle faisant état d’une interdiction définitive d’exercer. Elle rappelle également qu’une condamnation peut faire l’objet d’un appel suspensif.
Dans le cas de Sydney Ohana, c’est donc le contenu du contrôle judiciaire en vigueur qui a conduit Doctolib à suspendre l’accès à la prise de rendez-vous.
Dix femmes accusent désormais le chirurgien
L’affaire judiciaire a débuté après plusieurs plaintes déposées contre le chirurgien. Mis en examen depuis mars 2025, Sydney Ohana a fait l’objet de nouvelles mises en examen en mars 2026.
Selon le parquet de Paris, la procédure porte notamment sur des faits qualifiés de viol, tentative de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Une accusation concerne également une agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans.
Le Parisien rapportait fin septembre que dix femmes au total l’accusaient désormais de faits qui auraient été commis notamment dans sa clinique parisienne et dans la sphère privée. Trois autres femmes ont également témoigné auprès du journal de faits qu’elles disent avoir subis, sans avoir, selon cette publication, été entendues par la justice à ce stade.
Sydney Ohana conteste les accusations
Les avocats du chirurgien, Caroline Toby et Laurent Benouaich, ont déclaré à franceinfo que leur client contestait « avec la plus extrême fermeté les accusations ».
La procédure judiciaire reste en cours. La mise en examen signifie qu’une personne est officiellement mise en cause dans le cadre d’une information judiciaire, mais ne constitue pas une condamnation.
La suspension de son abonnement Doctolib ne correspond donc pas à une décision définitive de justice : elle intervient dans le contexte des restrictions imposées au praticien par son contrôle judiciaire.
Source: Le Parisien

