Izo a failli mourir sous les drones, mais le CHC l’a ramené à la vie : une chambre VIP, des médecins masqués et Diquini bouclé par ses hommes armé
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Lakayinfo – Le Centre hospitalier de Carrefour (CHC) est devenu, malgré lui, un sanctuaire médical pour les chefs de gangs et leurs hommes de main. Alors que l’insécurité paralyse la zone, cet établissement soigne les criminels en échange de sommes faramineuses.
C’est le directeur général de l’institution, Jean Joseph Regis, qui l’a confirmé à nos confrères d’AyiboPost : l’an dernier, le tristement célèbre Johnson « Izo » André, chef de gang recherché pour trafic et enlèvements, a été admis au CHC après avoir été blessé par un drone explosif. Une chambre privée lui a été aménagée, avec quatre bouteilles d’oxygène et une équipe médicale dédiée. Pendant son séjour, la zone de Diquini était quadrillée par ses hommes, bloquant même la circulation des transports publics.
Si Regis affirme n’avoir appris la présence d’Izo que par un collègue, il admet avoir constaté des anomalies dans ses résultats d’analyses rénales. L’histoire s’est répétée avec un membre du gang « 5 Segond », mort à l’hôpital la même année après une frappe.
Interrogé sur l’existence d’une « salle spéciale pour les bandits », le directeur nie, mais confirme la présence d’une douzaine de chambres privées. Sa position est claire : « Peu importe la personne, dès lors qu’elle en a les moyens, elle paie. Je ne demande pas qui c’est. »
Un témoignage accablant recueilli par AyiboPost en février 2026 raconte la scène : un bandit blessé par balle au pied est amené. Le médecin demande 100 000 gourdes à la caissière, alors que le tarif habituel est de 45 000. La raison invoquée ? « Ce sont des membres des « Taliban », tu peux demander 100 000 gourdes. » Les hommes armés sortent une liasse de billets et paient sans compter.
Ces soins d’urgence représentent une véritable aubaine financière pour le CHC. Selon une source proche de l’hôpital, les blessés des opérations de Kenscoff, Croix-des-Bouquets ou du centre-ville affluent, y compris tard le soir.
Mais cette priorité donnée aux bandits exaspère la population. En août 2025, un patient victime d’une crise d’hypertension avec paralysie a vu son infirmière le quitter en urgence… pour s’occuper d’un homme ensanglanté, entouré de civils armés.
Le docteur Regis se défend de tout traitement de faveur, évoquant une simple « vérification » de l’état des patients. Il affirme que le CHC reçoit moins de membres de gangs que d’autres structures et interdit à son personnel d’utiliser le terme « gang ».
Pourtant, le constat est amer, alors que 65 % des hôpitaux de la zone métropolitaine sont fermés. Pour la source anonyme citée par AyiboPost, le message est clair : « Le Centre hospitalier de Carrefour, c’est chez eux. »
Source: AyiboPost

