Pour le RDNP, le Premier ministre ne peut survivre politiquement au 7 février 2026
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À l’approche de l’échéance du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le débat sur l’architecture du pouvoir post-transition s’intensifie en Haïti. Pour Wadner Édouard, cadre du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), le Premier ministre et son gouvernement ne peuvent en aucun cas constituer une option viable pour la gouvernance après cette date.
S’exprimant sur la plateforme Majik9, M. Édouard a estimé que le chef du gouvernement est une « émanation directe » du CPT. Selon lui, la fin du mandat de l’organe présidentiel entraîne de facto la démission du Premier ministre.
« La fin du mandat du CPT entraîne automatiquement la démission du Premier ministre », a-t-il affirmé.
Le responsable politique plaide ainsi pour l’ouverture rapide d’un dialogue national inclusif, en vue de définir une nouvelle forme de gouvernance et de conclure un nouvel accord politique devant encadrer une transition intérimaire. L’objectif, selon le RDNP, est d’éviter toute prolongation jugée illégitime des autorités actuelles et de rétablir un cadre institutionnel consensuel.
Toutefois, conscient des risques liés à un éventuel vide institutionnel, le RDNP et ses alliés proposent une solution transitoire. Ils suggèrent que le gouvernement en place assure, à titre provisoire, la gestion des affaires courantes, le temps qu’un consensus politique soit trouvé entre les principaux acteurs nationaux.
Cette position intervient dans un contexte de forte incertitude politique et sécuritaire, alors que la population attend des signaux clairs sur l’avenir institutionnel du pays et l’organisation d’élections crédibles.
Source : Majik9