25 janvier 2026

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Pressions diplomatiques et volte-face au sommet de la transition haïtienne : des conseillers présidentiels accusés de « foutre la honte » après leur recul sur la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé

3 min de lecture

En Haïti, la tentative de révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé continue de susciter de vives réactions. Deux conseillers présidentiels, Louis Gérald Gilles et Smith Augustin, seraient revenus sur leur position initiale, une volte-face qui intervient dans un contexte de fortes pressions diplomatiques et qui est perçue par une partie de l’opinion comme une humiliation politique, certains allant jusqu’à parler d’une décision qui « fout la honte » aux institutions de la transition.

Selon des informations rapportées par le journaliste Rudy Sanon, Louis Gérald Gilles aurait rencontré un ambassadeur ce mercredi matin. Lors de cet échange, il aurait reconnu avoir été entraîné dans une démarche qu’il ne maîtrisait pas pleinement et qu’il n’aurait jamais engagée de sa propre initiative. Il aurait également laissé entendre que d’autres membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) seraient à l’origine de la tentative de révocation du chef du gouvernement.


Menaces de sanctions américaines et soudain… recul. Des conseillers présidentiels renient leur propre décision sur le PM Alix Didier Fils-Aimé. Nationalistes de façade, courage à géométrie variable : cette volte-face fout la honte et discrédite toute la transition. 

Cette prise de distance survient peu après un communiqué du Département d’État américain évoquant d’éventuelles sanctions ciblées contre toute personne impliquée dans une tentative de déstabilisation du Premier ministre. Une déclaration qui semble avoir provoqué un réajustement rapide des positions au sein du CPT.

Pour plusieurs observateurs, ce revirement donne l’image de responsables politiques incapables d’assumer leurs choix face à la pression internationale, « une situation qui fout la honte à ceux qui se réclament du nationalisme », confie un analyste politique joint par LAKAY INFO.

Entre discours de souveraineté et réalités diplomatiques

La séquence met en évidence les contradictions au sein du Conseil présidentiel de transition. Alors que certains de ses membres revendiquent régulièrement un discours de souveraineté et d’indépendance politique, leur recul soudain alimente un sentiment de malaise et de discrédit.

Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, les critiques se multiplient. Beaucoup dénoncent une faiblesse politique et une incapacité à faire face aux conséquences de décisions pourtant assumées publiquement quelques jours plus tôt, un comportement jugé par certains comme déshonorant pour la transition.

À un moment crucial où la transition est censée rétablir la stabilité institutionnelle et préparer un retour à l’ordre constitutionnel, cet épisode apparaît comme un nouveau coup porté à la crédibilité du CPT. Il renforce également l’idée d’une transition étroitement surveillée par les partenaires internationaux, au détriment d’une réelle autonomie politique.

À ce stade, aucune réaction officielle n’a été publiée par Louis Gérald Gilles ou Smith Augustin pour confirmer ou infirmer ces informations. Mais pour de nombreux Haïtiens, le mal est déjà fait : cette volte-face restera comme un épisode qui « fout la honte » à une transition en quête de légitimité.

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