29 janvier 2026

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Soins, prévention : la ministre de la Santé annonce le renforcement des compétences des infirmiers

2 min de lecture

En déplacement dans la Marne, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a détaillé jeudi matin, au micro d’ICI Champagne-Ardenne, les prochaines étapes de la réforme du métier d’infirmier. Objectif affiché : améliorer l’accès aux soins, notamment dans les territoires en tension, tout en « libérant du temps médical ».

Parmi les mesures phares annoncées, un accès direct des patients aux infirmiers et un renforcement massif de la formation, avec la création de plus de 5 000 nouvelles places dès 2026.

Plus de 5 500 places de formation dès 2026

Jusqu’à présent, les formations sanitaires et sociales relevaient principalement du financement des régions. L’État va désormais cofinancer la formation d’infirmier, en ouvrant 5 500 places supplémentaires dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), dont 771 dans la région Grand Est, a précisé la ministre.

Ces nouvelles places seront proposées sur la plateforme Parcoursup dès le mois de mai prochain. Le ministère évoque un engagement financier de 215 millions d’euros pour accompagner cette montée en charge.

« On voit qu’il y a beaucoup d’abandons dans le parcours du métier », a reconnu Stéphanie Rist. Le gouvernement promet donc une modernisation de la formation, avec l’ambition de faire évoluer le diplôme vers un grade de licence. Une première pour une formation sanitaire et sociale, qui intégrerait ainsi pleinement le champ universitaire.

Vers un accès direct aux infirmiers

Autre annonce majeure : les patients pourront désormais consulter directement un infirmier, sans passer par un médecin, pour certains actes. « Ils pourront prescrire ce dont vous aurez besoin pour soigner une plaie », a expliqué la ministre.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la loi sur la réforme du métier d’infirmier, promulguée en juin dernier, qui redéfinit leurs missions. Un décret publié fin décembre au Journal officiel autorise désormais les infirmiers à initier certains actes sans ordonnance médicale préalable.

Répondre aux tensions du système de santé

En visite à la maison de santé pluriprofessionnelle de Taissy, la ministre a insisté sur l’enjeu territorial de cette réforme. Face à la pénurie de médecins dans de nombreuses zones, le gouvernement mise sur une meilleure reconnaissance des compétences infirmières pour garantir une prise en charge « plus rapide et de meilleure qualité » des patients.

Une réforme structurante, présentée comme un levier central pour adapter le système de santé français aux défis démographiques et à la hausse des besoins de soins, notamment en matière de prévention.

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