7 janvier 2026

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Venezuela : jusqu’à 60 milliards de dollars en bitcoin introuvables, selon des sources de renseignement

3 min de lecture

Le Venezuela pourrait détenir l’une des plus importantes réserves de cryptomonnaies au monde. Selon plusieurs sources citées par le site américain ZeroHedge, le régime de Nicolás Maduro aurait converti une partie massive de ses richesses détournées en bitcoin au cours des dernières années. Une fortune estimée à près de 60 milliards de dollars, dont personne ne saurait aujourd’hui où se trouvent les clés d’accès.

Pendant plus d’une décennie, le pouvoir vénézuélien est accusé d’avoir méthodiquement pillé les ressources du pays : ventes controversées des réserves d’or, détournements de revenus pétroliers, contrats publics frauduleux. Face aux sanctions internationales et à l’isolement financier, le régime aurait alors opté pour une stratégie plus discrète.

Selon ces informations, plusieurs milliards de dollars auraient été convertis en bitcoin entre 2017 et 2020, à une période où la cryptomonnaie s’échangeait entre 3 000 et 10 000 dollars. Lorsque le bitcoin a atteint son record historique à près de 69 000 dollars en 2021, cette mise aurait pris une valeur exponentielle.

Des services de renseignement estiment aujourd’hui que le régime pourrait détenir jusqu’à 60 milliards de dollars en actifs numériques. Si ce chiffre se confirmait, le Venezuela figurerait parmi les plus grands détenteurs de bitcoins au monde, au niveau de grands investisseurs institutionnels ou de certains États.

Mais un mystère demeure : personne ne sait où sont les clés cryptographiques permettant d’accéder à ces fonds.

Alex Saab, l’architecte présumé

L’homme présenté comme l’architecte de ce système financier parallèle est Alex Saab, proche de Nicolás Maduro et figure centrale des réseaux économiques du régime. Selon ZeroHedge, il aurait mis en place un circuit complexe : exportation d’or vénézuélien vers la Turquie et Dubaï, conversion des recettes en cryptomonnaies via des courtiers offshore, puis stockage dans des portefeuilles numériques hors ligne, impossibles à saisir.

Alex Saab aurait également collaboré avec la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine entre 2016 et 2019, tout en poursuivant ses activités au service de Caracas. Arrêté en 2020 puis extradé vers les États-Unis, il a finalement été libéré en 2023 dans le cadre d’un échange de prisonniers et accueilli en héros à Caracas.

Un réseau opaque et international

Un autre nom apparaît : celui de David Rubio Gonzalez, présenté comme un coursier clé dans le transport de lingots d’or entre le Venezuela, la Turquie et Dubaï. Selon les mêmes sources, il aurait été rémunéré jusqu’à un million de dollars par voyage. Sanctionné par le Trésor américain en 2019, il n’a cependant jamais été inculpé, sans explication officielle.

D’après plusieurs sources proches du dossier, les clés d’accès aux portefeuilles de cryptomonnaies seraient fragmentées entre plusieurs personnes et réparties dans différentes juridictions. Une architecture conçue pour survivre à l’arrestation ou à la défection de l’un des protagonistes. Un avocat suisse serait également impliqué, et des actes d’accusation pourraient exister sous scellés.

Une fortune perdue à jamais ?

Dans ce contexte, la question n’est plus seulement politique mais technologique : même en cas de coopération judiciaire, ces fonds peuvent-ils encore être récupérés ? Ou ont-ils définitivement disparu dans les profondeurs de la blockchain, hors de portée de tout État ?

À ce stade, aucune autorité n’a confirmé officiellement l’existence ou le montant exact de cette supposée fortune numérique. Les informations reposent sur des sources anonymes et des enquêtes journalistiques, notamment celles de ZeroHedge.

Source : ZeroHedge

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