FUSION : l’aide internationale ne remplacera jamais une gouvernance responsable
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Depuis plusieurs mois, les annonces d’aide internationale en faveur d’Haïti se multiplient. Si ces engagements témoignent d’une solidarité nécessaire, ils ne doivent pas créer l’illusion d’une solution durable à la crise profonde que traverse le pays. Le parti FUSION tient à le rappeler avec fermeté : l’aide extérieure, aussi importante soit-elle, ne remplacera jamais une gouvernance responsable, transparente et tournée vers l’intérêt général.
La réalité est simple. Les ressources internationales sont limitées et doivent être réparties entre de nombreuses crises à travers le monde. Haïti n’est malheureusement pas seule dans l’urgence humanitaire. Compter exclusivement sur l’assistance extérieure revient donc à bâtir l’avenir du pays sur une base fragile et incertaine.
Après le 7 février, une nouvelle étape s’impose. Haïti ne peut plus se permettre de dépendre uniquement de l’aide humanitaire pour répondre aux besoins fondamentaux de sa population. Le pays a avant tout besoin d’une gestion saine et rigoureuse des finances publiques, orientée vers les priorités réelles : sécurité, services sociaux, relance économique et dignité humaine.
Cette exigence implique une rupture claire avec les pratiques de corruption, de gaspillage et de détournement des fonds publics qui ont marqué certains acteurs du Conseil présidentiel de transition (CPT). L’argent public doit servir le peuple, et non des intérêts particuliers. Sans transparence ni responsabilité, toute aide internationale est vouée à se perdre sans produire d’impact durable.
L’avenir d’Haïti repose sur des principes non négociables : transparence, responsabilité et respect strict des ressources publiques. Ce n’est qu’à ces conditions que l’aide extérieure pourra jouer son rôle de soutien et non de substitution à l’État.