21 mai 2026

À Rabat, Haïti presse la communauté internationale d’accélérer le déploiement de la FRG

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Alors que la crise sécuritaire s'intensifie, la ministre haïtienne des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, appelle à une mobilisation internationale sans précédent pour soutenir la Force de Répression des Gangs (FRG). Ce soutien crucial est nécessaire pour stabiliser le pays et garantir la sécurité de sa population.

La ministre haïtienne des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a lancé un nouvel appel urgent à la communauté internationale pour renforcer son soutien à Haïti face à l’aggravation de la crise sécuritaire.

Intervenant ce mardi 20 mai 2026 à Rabat, au Maroc, lors de la Deuxième Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone, la chancelière haïtienne a plaidé pour une mobilisation internationale « plus forte, plus rapide et plus coordonnée » autour du déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG).

Dans un contexte où les groupes armés continuent d’étendre leur influence sur plusieurs régions du pays, la ministre Forbin a averti que tout retard dans le soutien international aurait « un coût humain considérable » pour la population haïtienne.

Cette sortie diplomatique intervient alors que les autorités haïtiennes subissent des critiques croissantes sur leur incapacité à reprendre le contrôle de territoires dominés par les gangs, notamment dans l’Ouest, l’Artibonite et certaines zones du Centre.

La conférence de Rabat a réuni plusieurs responsables internationaux autour des enjeux de maintien de la paix dans l’espace francophone. Les travaux ont été co-présidés par Nasser Bourita et Jean-Noël Barrot.

Le secrétaire général des Nations Unies ainsi que la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont également pris la parole durant les échanges qui ont abouti à l’adoption de la « Déclaration de Rabat ».

Durant son intervention, Raina Forbin a défendu les efforts du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé pour restaurer l’autorité de l’État, renforcer la sécurité publique et rétablir l’ordre démocratique et constitutionnel dans le pays.

Mais derrière le discours diplomatique, le message envoyé par Haïti reste surtout un signal d’alarme adressé aux partenaires internationaux : Port-au-Prince estime que l’appui international demeure insuffisant face à l’ampleur de l’effondrement sécuritaire actuel.

Depuis plusieurs mois, les autorités haïtiennes multiplient les démarches diplomatiques afin d’obtenir un soutien accru à la mission internationale et à la Force de Répression des Gangs, présentée comme un levier essentiel pour tenter de contenir la progression des groupes armés.

La ministre Forbin a également réaffirmé l’attachement d’Haïti aux principes de solidarité internationale, de coopération multilatérale et de paix durable au sein de l’espace francophone.

Mais alors que les appels diplomatiques se multiplient, la réalité sur le terrain continue de se détériorer pour une population confrontée quotidiennement aux violences armées, aux déplacements forcés et à l’effondrement progressif des institutions publiques.

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