Détroit d’Ormuz : plus de 3 200 navires et 40 000 marins bloqués, un axe par lequel transite 20 % du pétrole mondial sous forte tension
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Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, est aujourd’hui quasiment paralysé. Selon plusieurs sources, environ 3 200 navires et près de 40 000 marins sont actuellement bloqués aux abords de cette voie maritime stratégique, dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran et ses adversaires.
Le trafic maritime a fortement chuté ces derniers jours, passant d’environ 140 navires par jour à seulement quelques unités quotidiennes. En cause, des risques sécuritaires élevés, des attaques signalées dans la zone et une incertitude grandissante pour les compagnies maritimes, qui préfèrent suspendre leurs traversées.
Dans ce contexte, l’Iran envisage d’instaurer des frais de transit pour les navires souhaitant franchir le détroit. Plusieurs informations évoquent un montant pouvant atteindre 2 millions de dollars par passage. Si ce chiffre n’a pas été officiellement confirmé comme une règle généralisée, il alimente les inquiétudes sur une possible monétisation de ce passage stratégique.
Pour Téhéran, cette option constituerait un levier économique et politique dans un contexte de sanctions et de tensions régionales. Le détroit d’Ormuz, passage clé pour l’approvisionnement énergétique mondial, se retrouve ainsi au cœur d’un rapport de force aux conséquences potentiellement globales.
La situation reste évolutive, mais elle suscite déjà de vives préoccupations sur les marchés de l’énergie et dans le secteur du transport maritime international.