Equateur : le président décrète l’état d’urgence après l’évasion d’un chef de gang l’ennemi public numéro 1.-
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L’évasion dimanche d’Adolfo Macias, alias « Fito », 44 ans, chef d’un redoutable gang a poussé le président équatorien à décréter l’état d’urgence.
Il était apparu à la télévision équatorienne en août, torse nu, en caleçon, les mains sur la tête, entouré de militaires. L’armée, envoyée par le gouvernement qui le suspectait d’avoir commandité le meurtre de Fernando Villavicencio, ex-journaliste et candidat sérieux à la présidentielle d’octobre 2023, avait décidé de le changer de prison. Il n’y sera resté que quelques mois.

Dimanche, Adolfo Macias, alias « Fito », 44 ans, le chef des « Choneros », un gang d’environ 8 000 hommes, s’est évadé de la prison de haute sécurité de Guayaquil dans l’ouest du pays. Il avait été condamné en 2011 une peine de 34 ans de privation de liberté pour crime organisé, trafic de stupéfiants et meurtre. Il s’était déjà évadé, en 2013 et avait été repris trois mois après.
État d’urgence et couvre-feu
Élu sur la promesse de juguler l’insécurité, le nouveau président Daniel Noboa, a, dès le lendemain, décrété l’état d’urgence pendant 60 jours avec un couvre-feu entre 23 h et 05 h. L’armée est ainsi autorisée à assurer le maintien de l’ordre dans les rues et les prisons. Mais la crise s’est aggravée ce mardi : mutineries dans les prisons, gardiens séquestrés, quatre policiers enlevés, un commissariat attaqué, explosions dans la capitale Quito.
Né en 1979 à Manta sur la côte pacifique, « Fito » a commencé sa « carrière » dans la criminalité à l’âge de 21 ans. Il est arrêté une première fois pour vol aggravé. Son ascension dans le milieu ne s’arrêtera jamais. Après le meurtre de Jorge Luis Zambrano alias « Rasquiña », le 28 décembre 2020, qu’il pourrait avoir commandité, « Fito » devient le leader de Los Choneros. Ces dernières années, l’Équateur est devenu un centre logistique pour l’expédition de cocaïne vers les États-Unis et l’Europe.
