États-unis : la fifa aurait sollicité l’appui de l’administration trump pour une employée de gianni infantino
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La Fédération internationale de football association (FIFA) se retrouve au cœur d’une controverse aux États-Unis. Selon une enquête du New York Post, l’organisation aurait sollicité l’intervention de responsables proches de l’administration de Donald Trump afin de faciliter l’obtention d’une nouvelle autorisation de travail pour une employée nicaraguayenne travaillant au domicile du président de la FIFA, Gianni Infantino.
Âgée de 33 ans, Yajarlin del Socorro Fernandez aurait perdu son autorisation de travail à la suite de la décision de l’administration Trump de mettre fin au programme de protection humanitaire destiné aux ressortissants de Cuba, d’Haïti, du Nicaragua et du Venezuela. Cette mesure, appliquée en juin 2025, a entraîné la révocation des autorisations accordées à plusieurs bénéficiaires du dispositif.
D’après les informations recueillies par le quotidien américain, Fernandez aurait néanmoins continué à être employée par FIFA Americas, la branche régionale de l’organisation basée à Miami, jusqu’au 31 octobre 2025. Une lettre interne obtenue par le journal confirmerait cette période d’emploi.
L’enquête affirme également que Gianni Infantino aurait sollicité l’aide de Carlos Cordeiro, ancien responsable de la fédération américaine de football et conseiller auprès du groupe de travail de la Maison-Blanche consacré à la Coupe du monde. Celui-ci aurait été chargé de mobiliser ses contacts au sein de l’administration fédérale pour faciliter les démarches migratoires de l’employée.
Selon le New York Post, Yajarlin del Socorro Fernandez aurait finalement obtenu, en janvier 2026, une autorisation de travail de catégorie C11, liée à un dispositif de parole humanitaire. Les circonstances précises de cette démarche, notamment les interventions qui auraient permis son aboutissement, soulèvent des interrogations.
L’affaire pose notamment la question de l’accès aux dispositifs migratoires et de l’éventuel traitement particulier dont aurait bénéficié l’employée de Gianni Infantino, alors que de nombreux ressortissants concernés par la suppression du programme humanitaire ont perdu leur autorisation de séjour et de travail.
La FIFA et Gianni Infantino n’ont pas répondu aux questions détaillées du journal. Carlos Cordeiro a, pour sa part, déclaré ne pas être au courant de cette affaire. Le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) et les services de citoyenneté et d’immigration (USCIS) n’ont pas non plus répondu aux sollicitations du quotidien.
Cette controverse intervient dans un contexte où les relations entre Gianni Infantino et Donald Trump font déjà l’objet de critiques. Les circonstances entourant l’obtention de cette autorisation de travail pourraient ainsi alimenter les interrogations sur les rapports entre les dirigeants de la FIFA et l’administration américaine.

