Frappes en Iran : Donald Trump nie toute implication américaine dans une attaque israélienne
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Le président américain Donald Trump affirme que les États-Unis n’avaient « aucune connaissance » de la frappe israélienne contre le champ gazier de South Pars, en Iran. Une version toutefois contestée par plusieurs sources médiatiques.
Selon l’agence Reuters, trois responsables israéliens ont indiqué que cette attaque avait en réalité été coordonnée avec Washington, tout en précisant qu’elle ne devrait pas être reproduite.
Mercredi soir, Donald Trump a déclaré sur les réseaux sociaux que les États-Unis « ne savaient rien de cette attaque spécifique », évoquant une action menée par Israël « sous le coup de la colère » dans le contexte des tensions au Moyen-Orient.
Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a également assuré que ces frappes « n’étaient pas les nôtres ».
Mais selon plusieurs sources citées par la presse américaine, Washington aurait été informé en amont. L’envoyé spécial américain Steve Witkoff aurait ainsi reconnu que les États-Unis avaient été prévenus, tout en niant une opération conjointe.
Interrogé jeudi à la Maison-Blanche aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, Donald Trump a déclaré avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne plus viser les infrastructures énergétiques iraniennes.
Il a toutefois reconnu une forme de coordination avec Israël, tout en affirmant que les deux pays agissaient de manière indépendante.
Plusieurs pays du Golfe, dont le Qatar, les Émirats arabes unis et Oman, ont condamné la frappe, la qualifiant de « dangereuse et irresponsable ».
Cette attaque contre le champ gazier de South Pars — l’un des plus importants au monde — a entraîné une riposte iranienne visant des bases militaires américaines et des intérêts énergétiques dans la région.
Alors que les tensions se poursuivent, le Pentagone envisagerait une augmentation massive de son budget militaire, pouvant atteindre 200 milliards de dollars supplémentaires selon la presse américaine.
De son côté, la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard a indiqué que les objectifs des États-Unis et d’Israël différaient : Washington viserait notamment les capacités balistiques et navales iraniennes, tandis qu’Israël chercherait à affaiblir les dirigeants du pays.