15 avril 2026

CAN : le titre retiré au Sénégal, le Maroc déclaré vainqueur… Dakar saisit le TAS

2 min de lecture

Le football africain traverse une zone de turbulences. Le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a pris une décision retentissante en retirant le titre de champion d’Afrique au Sénégal, initialement acquis le 18 janvier dernier, pour l’attribuer au Maroc sur tapis vert (3-0).

À l’origine de cette décision, les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Dans les dernières minutes du temps réglementaire, un penalty controversé accordé au Maroc, juste après un but refusé au Sénégal, avait provoqué une vive protestation côté sénégalais. Plusieurs joueurs avaient quitté la pelouse, tandis que des supporters tentaient d’y accéder.

Malgré l’intervention de Sadio Mané, qui avait réussi à convaincre ses coéquipiers de reprendre le match, et le penalty finalement manqué par Brahim Diaz, la rencontre s’était poursuivie jusqu’en prolongation. Le Sénégal avait alors arraché la victoire grâce à un but décisif de Pape Gueye.

Cependant, la CAF s’est appuyée sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, stipulant qu’une équipe quittant le terrain avant la fin du match est considérée comme perdante. Une interprétation stricte qui a conduit à une décision historique et controversée.

Le Sénégal contre-attaque

Sous le choc, la Fédération sénégalaise de football rejette catégoriquement cette sanction. Dans un communiqué, elle dénonce une décision « inique, sans précédent et inacceptable », estimant qu’elle porte atteinte à l’image du football africain.

Déterminé à faire valoir ses droits, le Sénégal a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne dans les plus brefs délais.

Le Maroc défend une application du règlement

De son côté, la Fédération royale marocaine de football insiste sur le respect des règles. Elle affirme que sa démarche ne visait pas à contester la performance sportive du Sénégal, mais à faire appliquer le règlement en vigueur.

« Nous restons attachés à la clarté du cadre compétitif et à la stabilité des compétitions africaines », a-t-elle déclaré.

Cette affaire, aux conséquences majeures, pourrait désormais se jouer sur le terrain juridique, avec une décision du TAS très attendue dans les prochaines semaines.

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