28 mars 2026

Haïti – Le directeur de la DIE libéré après plus de quatre jours à la DCPJ

2 min de lecture
Alors que l'arrestation du directeur de la DIE a suscité des critiques pour son caractère précipité, un rapport de la DCPJ confirme son innocence, soulignant l'absence de preuve contre lui.

Le directeur de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE), Antoine Jean Simon Fénelon, a été libéré ce vendredi après plus de quatre jours passés à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Il avait été arrêté avec plusieurs employés dans le cadre d’une affaire liée à deux passeports qui auraient été imprimés en dehors des procédures officielles.

Un rapport de la DCPJ confirme l’innocence du directeur

Selon un rapport de la DCPJ, Antoine Jean Simon Fénelon n’aurait commis aucune irrégularité dans le traitement des passeports concernés. Le document précise que les accusations portées contre lui ne sont pas fondées et qu’aucune preuve ne vient étayer les soupçons initiaux.

Une arrestation précipitée

L’arrestation du directeur et de ses collaborateurs avant même le lancement d’une enquête approfondie a suscité des critiques. Des observateurs estiment que cette démarche traduit une gestion problématique au plus haut niveau de l’État et a entraîné une atteinte à la crédibilité de l’institution.

Un symbole national touché

Pour de nombreux Haïtiens, l’affaire dépasse le cas individuel du directeur de la DIE. Le passeport, seule pièce d’identité nationale fiable, est un symbole de l’État et de la confiance envers ses institutions. Certains considèrent que la manière dont les autorités policières et judiciaires ont géré ce dossier a porté atteinte à l’image du pays.

Réactions et responsabilités

Le rôle du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et du ministre de la Justice a été pointé du doigt dans ce dossier, certains soulignant un manquement à leurs responsabilités dans la supervision des enquêtes et de la sécurité institutionnelle.

À ce stade, aucune poursuite n’a été annoncée et le directeur de la DIE a retrouvé la liberté. L’affaire relance cependant les débats sur la gouvernance et la rigueur dans le traitement des dossiers sensibles à Haïti.

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