Haïti : le PNDRH et ses alliés, avec le Bloc des non-alignés, dénoncent un pacte « fabriqué dans l’ombre » et accusent le Premier ministre de confiscation politique
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Le PNDRH et de ses alliés, appuyés par le Bloc des non-alignés, dénoncent avec vigueur le pacte que devrait signer ce samedi 21 février 2026 le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Dans une déclaration conjointe, les signataires qualifient l’initiative de « mascarade politique » et accusent le chef du gouvernement d’agir en dehors de toute concertation nationale.
Selon le PNDRH et de ses alliés, ainsi que le Bloc des non-alignés, aucune formation politique significative, aucune organisation socio-politique ni aucune structure de la société civile n’a été informée du contenu du document.
« Tout ce qui se fait dans le dos du peuple est contre le peuple », affirment-ils, dénonçant une démarche qu’ils jugent opaque, improvisée et dépourvue de légitimité.
Les responsables parlent d’un texte « élaboré en cercle fermé », sans débat public ni consultation des forces vives de la nation.
Une décision « clanique »
La coalition accuse le Premier ministre d’avoir engagé un processus « clanique », réservé à un groupe restreint, sans mandat ni transparence.
« Personne n’a été au courant de cette initiative. Personne n’a été invité à y prendre part », insistent les signataires, qui estiment que cette méthode aggrave la fracture politique déjà profonde.
« Nul et non avenu »
Dans ces conditions, le PNDRH et de ses alliés, avec le Bloc des non-alignés, préviennent qu’ils considéreront tout document signé ce 21 février comme « nul et non avenu ».
Ils réclament l’ouverture immédiate d’un véritable dialogue national inclusif, estimant que toute solution imposée en dehors d’un consensus large ne pourra qu’approfondir la crise.