25 mars 2026

Haïti : les FAD’H suppriment les missions d’escorte, exécution dans un délai de 72 heures

2 min de lecture
Face à une insécurité croissante, les FAD'H vont réintégrer leurs soldats dans leurs casernes et récupérer leurs équipements. La répartition des rôles entre l'armée et la police est en train de changer, avec la PNH désormais responsable de la protection.

Haïti, les Forces armées d’Haïti annoncent la fin des missions d’escorte et de protection rapprochée au profit de personnalités civiles. Une décision prise sur instruction du ministre de la Défense Mario Andrésol, dans le cadre d’une réorganisation du déploiement des effectifs militaires.

Selon un mémorandum du Grand Quartier Général daté du 23 mars 2026, tous les dispositifs de sécurité assurés par des militaires devront être levés dans un délai de 72 heures. Cette mesure concerne notamment des responsables politiques, d’anciens membres des institutions de transition, des magistrats ou encore des hauts fonctionnaires.

Les autorités militaires estiment que ces affectations ne correspondent plus au cadre réglementaire en vigueur. Les bénéficiaires sont désormais invités à se tourner vers la Police nationale d’Haïti pour assurer leur sécurité.

Dans le même temps, les commandants d’unités ont reçu l’ordre de réintégrer les soldats dans leurs casernes et de procéder à la récupération des armes, des munitions et du matériel. L’état-major insiste sur le respect strict des délais, sous peine de sanctions disciplinaires.

Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de recentrer les FAD’H sur leurs missions régaliennes, notamment la défense du territoire et la protection de la population, dans un contexte marqué par une insécurité croissante liée aux groupes armés.

Au-delà de l’aspect opérationnel, cette mesure marque une évolution dans la répartition des rôles entre l’armée et la police. Elle confie à la PNH une responsabilité accrue en matière de protection des personnalités, alors que celle-ci est déjà fortement sollicitée.

Reste à savoir si cette réorganisation pourra être pleinement mise en œuvre dans les délais impartis, et si les institutions de sécurité disposeront des moyens nécessaires pour faire face aux défis actuels. Dans un pays confronté à une crise sécuritaire majeure, cette réforme apparaît comme un test pour la capacité de l’État à réaffirmer son autorité.

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