La CARICOM dénonce une nouvelle dérive politique en Haïti : La Transition du CPT Sur la même Pente glissante que les précédents échecs.-
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Port-au-Prince, 20 août 2024 – La Communauté des Caraïbes (CARICOM) ne cache pas son inquiétude et sa frustration après sa récente visite en Haïti. Selon les émissaires de l’organisation régionale, la situation politique actuelle, marquée par le scandale de corruption qui éclabousse le Conseil pour la Transition (CPT), n’est rien d’autre qu’une répétition des déboires bien connus des précédentes tentatives de réforme, telles que celles du Bureau de Suivi de l’Accord (BSA) de Montana, du SDP, de l’ENA, de la Force Louverturienne, et du Collectif des Partis Politiques du 30 Janvier.
Dans un rapport cinglant, la CARICOM met en lumière les similitudes troublantes entre la gestion actuelle de la transition et les échecs répétés du passé. « Les retards accumulés dans la mise en place des institutions essentielles, couplés à une inefficacité chronique pour atteindre les objectifs critiques, sont des signes que le processus de transition est déjà en train de s’effondrer, » souligne le rapport. La CARICOM fustige une classe politique haïtienne qui semble n’avoir tiré aucune leçon des erreurs passées.
Le scandale de corruption qui éclabousse le CPT, survenant à un moment déjà critique, est perçu par la CARICOM comme la goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase. « Ces allégations, si elles ne sont pas traitées avec la plus grande célérité et transparence, porteront un coup fatal à l’intégrité de l’institution et à la confiance du public dans un processus de transition qui vacille déjà sur ses bases, » avertissent les émissaires.

Plus acerbe encore, la CARICOM met en garde contre les conséquences potentielles d’un échec du CPT, qui selon elle, n’apporterait qu’une nouvelle preuve de l’incapacité de la classe politique haïtienne à conduire le pays vers une stabilité durable. Le rapport mentionne explicitement l’échec des précédentes initiatives, comme celles du BSA de Montana et autres tentatives similaires, comme des signes précurseurs d’un processus qui risque fort de s’enliser dans les mêmes travers : corruption, manque de consensus, et absence de responsabilité.
Les représentants de la CARICOM insistent sur l’importance cruciale de l’enquête menée par l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), qu’ils considèrent comme le dernier espoir pour redresser la barre. Toutefois, ils doutent que cette enquête, aussi rigoureuse soit-elle, suffise à sauver un processus de transition déjà bien compromis.
« Il est urgent de revenir aux principes fondamentaux de l’accord de la Jamaïque du 11 mars 2024, basés sur l’inclusion, le consensus et la responsabilité. Sans un engagement ferme de la part des acteurs politiques haïtiens à respecter ces principes, cette transition suivra inexorablement le même chemin que les précédentes : celui de l’échec, » conclut le rapport.
En résumé, la CARICOM tire la sonnette d’alarme et prévient que sans une refonte radicale de la manière dont est menée cette transition, le CPT pourrait bien n’être qu’un nouvel épisode dans la longue série des échecs politiques qui ont jalonné l’histoire récente d’Haïti. Le temps presse, et les marges de manœuvre se réduisent dangereusement.
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