Port-de-Paix : le commissaire du gouvernement Jeir Pierre dénonce l’absence de preuves dans les dossiers criminels
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Port-de-Paix, le commissaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance, Me Jeir Pierre, tire la sonnette d’alarme sur de graves dysfonctionnements dans le traitement des affaires pénales.
Dans une correspondance adressée à la direction départementale de la Police nationale d’Haïti (PNH), le magistrat dénonce l’envoi au Parquet de nombreux dossiers incomplets, dépourvus de preuves matérielles. Sont notamment concernés des cas liés au trafic d’armes et de munitions, ainsi que des saisies de véhicules.
Selon Me Jeir Pierre, cette absence de « corps du délit » compromet sérieusement le travail judiciaire. Les magistrats se retrouvent dans l’incapacité de produire les pièces à conviction devant les tribunaux, notamment lorsque la défense en exige la présentation, ce qui entrave le bon déroulement des procès.
Face à cette situation, le commissaire du gouvernement annonce l’adoption d’une disposition stricte. Désormais, tout dossier criminel devra obligatoirement être transmis au Parquet avec l’ensemble des objets saisis.
Ces pièces à conviction devront rester sous la juridiction du tribunal de Port-de-Paix jusqu’au jugement final. Il est ainsi mis fin aux pratiques consistant à conserver les preuves dans les commissariats ou à les transférer prématurément vers la capitale.
Cette mesure, également portée à la connaissance du ministre de la Justice, vise à renforcer la rigueur procédurale et à garantir une meilleure efficacité de l’action publique dans le département du Nord-Ouest.