Sanctions américaines contre un ancien politicien haïtien et un chef de gang pour violations des droits de l’Homme.-
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Le 25 septembre 2024, les États-Unis ont imposé des sanctions à l’encontre de Prophane Victor, ancien membre du Parlement haïtien, et de Luckson Elan, chef du gang Gran Grif. Ces sanctions font suite à leur implication présumée dans des violations graves des droits de l’Homme en Haïti, en particulier dans le cadre de la violence généralisée exercée par les gangs.
Prophane Victor est accusé d’avoir joué un rôle clé dans la formation, le soutien et l’armement de gangs responsables de nombreuses exactions dans le pays. De son côté, Luckson Elan est directement impliqué dans les activités violentes de son groupe criminel dans le département de l’Artibonite, où de multiples violations des droits de l’Homme, y compris des violences sexuelles, ont été signalées.
Un rapport des Nations Unies met en lumière la gravité de la situation, précisant que les gangs en Haïti sont prêts à utiliser une cruauté sans précédent contre la population civile, souvent de manière aveugle et délibérée. Les attaques répétées contre les habitants et l’entrave à l’aide humanitaire y sont décrites comme des pratiques courantes, notamment l’usage de la violence sexuelle et sexiste, qui a considérablement augmenté au cours des deux dernières années.
Ces sanctions, prises dans le cadre du décret 13818, s’appuient sur la loi Magnitsky visant à lutter contre les violations des droits de l’Homme et la corruption à l’échelle internationale. L’administration américaine, dirigée par le président Joe Biden, a fait de la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits une priorité, mobilisant des outils financiers, diplomatiques et juridiques pour tenir les responsables de ces crimes odieux pour responsables.
En sanctionnant ces acteurs, les États-Unis réaffirment leur engagement à promouvoir la justice et la protection des droits de l’Homme, tant en Haïti qu’ailleurs. Ces mesures illustrent également la volonté de la communauté internationale d’agir face à la crise qui sévit dans ce pays, où la population continue de subir les effets dévastateurs de la violence des gangs.
Pour plus d’informations, le Département du Trésor a publié un communiqué détaillé sur ces sanctions.