Selon l’Université d’Oxford, la masturbation ne serait pas qu’un plaisir mais un mécanisme biologique essentiel pour renouveler les spermatozoïdes
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Un rôle biologique sous-estimé
Une étude récente menée par l’Université d’Oxford remet en question certaines idées reçues sur la masturbation masculine. Selon les chercheurs, ce comportement pourrait jouer un rôle clé dans la qualité du sperme.
Contrairement à l’idée d’un acte purement récréatif, la masturbation pourrait constituer un mécanisme naturel de “nettoyage” biologique. Les spermatozoïdes stockés dans l’épididyme subissent en effet, avec le temps, des dommages liés au stress oxydatif, entraînant une fragmentation de leur ADN.
Plus la durée de stockage est longue, plus ces altérations augmentent, ce qui peut affecter la qualité globale du sperme. À l’inverse, des éjaculations régulières permettraient d’éliminer les spermatozoïdes endommagés et de les remplacer par des cellules plus récentes et potentiellement plus viables.
Ces résultats pourraient avoir des implications importantes, notamment dans le cadre de la fécondation in vitro (FIV). Traditionnellement, les hommes sont invités à observer une période d’abstinence avant un prélèvement de sperme. Or, cette pratique pourrait, dans certains cas, nuire à la qualité spermatique plutôt que l’améliorer.
Au-delà de ses implications cliniques, cette découverte suggère que l’évolution aurait intégré un véritable système de contrôle qualité dans la reproduction masculine, un mécanisme resté longtemps méconnu.