27 janvier 2026

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Haïti : Washington choisit son camp et durcit le ton contre le CPT

2 min de lecture

En Haïti, les tensions avec les États-Unis se sont accentuées après le récent changement de Premier ministre, une décision à laquelle Washington se dit opposé. Des mesures de sanctions ont été prises à l’encontre de responsables haïtiens, selon des sources concordantes, dans un contexte de crispation politique et diplomatique.

Parallèlement, l’ambassade américaine à Port-au-Prince a multiplié les prises de position publiques. Dans deux publications consécutives sur les réseaux sociaux, elle s’est ouvertement rangée du côté du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, saluant son rôle dans les efforts de stabilisation. Des messages qui ont suscité une vive réaction dans la classe politique haïtienne.

Des propos jugés « stigmatisants »

Toujours selon plusieurs observateurs et responsables politiques, ces publications auraient assimilé certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) à des « gangs » et à des « criminels », une formulation perçue comme particulièrement dure et inhabituelle dans le langage diplomatique. L’ambassade américaine n’a pas officiellement commenté ces interprétations, mais le ton employé a été largement critiqué pour son caractère accusatoire.

Soutien sécuritaire, discours plus ferme

Ces prises de position interviennent alors que Washington continue d’afficher son soutien à la Police nationale haïtienne. Lors d’une récente cérémonie de remise de diplôme de près de 900 cadets du programme « P4000 », soutenu par les États-Unis, le chargé d’affaires américain a réaffirmé l’appui de son pays aux forces de sécurité haïtiennes, tout en mettant l’accent sur la gouvernance et la responsabilité des institutions.

Dans sa communication officielle, l’ambassade insiste sur la nécessité de surveillance et de redevabilité, dénonçant l’« impunité » de certains responsables accusés de ne pas remplir leurs fonctions tout en continuant à percevoir salaires et privilèges. Une situation jugée, selon Washington, aussi néfaste pour la stabilité que l’impunité pour les crimes.

Pour plusieurs analystes, les sanctions américaines et la tonalité des messages publiés traduisent un désaccord profond avec le changement intervenu à la tête du gouvernement. Les États-Unis estiment que cette transition complique les efforts de stabilisation et la coordination internationale, notamment sur le plan sécuritaire.

Si les autorités haïtiennes n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations, la polémique relance le débat sur l’influence de Washington dans les affaires internes du pays.

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