9 janvier 2026

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Haïti : deux organisations d’avocats dénoncent ce qu’elles qualifient de « séquestration » du couple présidentiel vénézuélien

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Port-au-Prince— Deux organisations haïtiennes de défense des droits humains ont publié, ce 7 janvier 2026, une note conjointe dans laquelle elles dénoncent ce qu’elles présentent comme l’« enlèvement suivi de séquestration » du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores.

La Coalition des Avocats des Barreaux d’Haïti (CABH) et le Regroupement des Avocats Engagés Contre la Corruption (RACC) affirment que ces faits se seraient produits dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026. Dans leur document, ces organisations attribuent la responsabilité de cet acte aux États-Unis, évoquant une opération qu’elles qualifient d’illégale et motivée, selon elles, par des intérêts liés aux ressources pétrolières du Venezuela.

Les deux structures avancent également un bilan humain lourd, parlant de plus de 80 morts, parmi lesquels des civils, des militaires vénézuéliens et des membres des forces de sécurité étrangères, notamment cubaines. Ces informations n’ont, à ce stade, pas été confirmées par des sources indépendantes.

Dans leur note, la CABH et le RACC inscrivent leur dénonciation dans une lecture historique des relations internationales, rappelant plusieurs interventions militaires américaines passées, notamment en Libye, en Irak, en Afghanistan, ainsi que dans la région caribéenne et en Haïti. Les organisations estiment que ces précédents illustrent, selon elles, une politique d’ingérence récurrente.

Les signataires rappellent également les liens historiques entre Haïti et le Venezuela, remontant aux luttes d’indépendance au XIXᵉ siècle, et évoquent le programme PetroCaribe comme symbole récent de cette coopération régionale.

Dans leurs recommandations, les deux organisations exigent la libération immédiate et inconditionnelle du président vénézuélien et de son épouse. Elles appellent par ailleurs à la création d’un tribunal international spécial chargé, selon elles, de juger les responsables présumés de cette opération.

La note interpelle également les autorités haïtiennes actuelles, leur demandant de se prononcer officiellement sur cette affaire dans un délai de 24 heures, estimant que tout silence équivaudrait, selon leurs termes, à une faute politique grave.

Enfin, la CABH et le RACC appellent la FIFA à exclure les États-Unis des activités liées à la Coupe du monde 2026, invoquant des violations des droits humains — une demande symbolique qui dépasse le cadre habituel des compétences de l’instance sportive.

À ce stade, aucune réaction officielle des autorités américaines, vénézuéliennes ou d’organisations internationales n’a été enregistrée concernant ces accusations.

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