Le retour des « intouchables » : les personnalités citées par l’ULCC réapparaissent après le départ de son directeur
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Port-au-Prince – Une semaine après la révocation du directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), Hans Jacques Ludwig Joseph, plusieurs événements successifs alimentent les interrogations sur l’avenir de la lutte contre la corruption en Haïti. Le retour au pays de personnalités citées dans les rapports de l’institution, ainsi que la remise en liberté de personnes poursuivies dans des dossiers de gestion de fonds publics, suscitent de nombreuses réactions.
L’ancien Premier ministre Jean Henry Céant est revenu en Haïti moins de deux jours après la fin des fonctions du directeur général de l’ULCC. Quelques jours plus tard, l’ancien président Michel Martelly a également regagné le pays après plusieurs années passées en Floride, aux États-Unis.
Les deux anciens dirigeants figurent dans des rapports publiés par l’ULCC, qui évoquent des irrégularités présumées dans la gestion des affaires publiques. Ces rapports ont été rendus publics dans le cadre des missions de contrôle et d’investigation confiées à l’institution. Les intéressés ont, de leur côté, contesté ou rejeté les conclusions les concernant.
Parallèlement, la justice a ordonné la remise en liberté de la directrice départementale du Nord-Est, qui avait été arrêtée dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de dilapidation de fonds publics.
L’enchaînement de ces événements intervient dans un contexte où plusieurs organisations de la société civile et observateurs s’interrogent sur la continuité des efforts de lutte contre la corruption. Pour certains, ces développements donnent l’impression d’un changement de dynamique dans le traitement des dossiers sensibles ouverts ces dernières années.
Le départ de Hans Jacques Ludwig Joseph de la tête de l’ULCC marque ainsi un tournant pour une institution qui s’était distinguée par la publication de plusieurs rapports visant d’anciens hauts responsables de l’État. Reste à savoir quelle orientation prendra désormais la politique de lutte contre la corruption en Haïti.
