Haïti : des partis politiques demandent au CEP de reporter les inscriptions et de clarifier le cadre électoral
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Port-au-Prince – Une vingtaine de partis, groupements et regroupements politiques ont adressé une note de position au Conseil électoral provisoire (CEP), lui demandant de reporter les périodes d’inscription prévues dans le cadre des prochaines élections. Les signataires estiment que les conditions juridiques, administratives et sécuritaires ne sont pas réunies pour garantir un processus électoral crédible.
Dans leur document, les organisations politiques affirment avoir pris connaissance du calendrier publié par le CEP, qui prévoyait initialement cinq jours pour l’inscription des groupements politiques, ainsi qu’une période distincte pour les regroupements. Elles jugent ces délais insuffisants au regard des consultations et négociations nécessaires à la constitution des alliances politiques.
Les signataires soulignent également plusieurs incertitudes juridiques. Ils relèvent notamment l’absence de références administratives sur la note du CEP et évoquent la coexistence de différentes versions du projet de décret électoral, une situation qui, selon eux, pourrait alimenter des contestations politiques et judiciaires.
La question sécuritaire occupe également une place centrale dans leur argumentaire. Les responsables politiques rappellent que la tenue d’élections libres et inclusives demeure étroitement liée à une amélioration des conditions de sécurité. Ils estiment que l’insécurité persistante dans plusieurs régions du pays risque de compromettre l’organisation du scrutin et la participation des acteurs politiques.
Dans leurs recommandations, les partis demandent au CEP de suspendre les dates annoncées pour les inscriptions, de publier une version définitive et harmonisée du décret électoral, d’élaborer un calendrier réaliste tenant compte du contexte national et d’ouvrir un dialogue avec les forces politiques afin de rechercher un consensus sur les modalités du processus.
La note est notamment signée par des représentants de plusieurs formations politiques, dont EDE, RDNP, SDP, INITE, KID, Nouvelle Orientation, Debout Citoyen et d’autres organisations engagées dans le débat sur le processus électoral.
