La Finlande soutient Giorgia Meloni dans son appel à suspendre Schengen avec l’Espagne après la crise migratoire de Ceuta
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Bruxelles – La crise migratoire qui frappe l’enclave espagnole de Ceuta continue de provoquer de vives tensions au sein de l’Union européenne. Après que la Première ministre italienne Giorgia Meloni a évoqué la possibilité de suspendre l’application de l’accord de Schengen avec l’Espagne, plusieurs ministres finlandais ont publiquement soutenu cette position.
La ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen, et la ministre des Finances, Riikka Purra, estiment que les États membres qui ne protègent pas efficacement les frontières extérieures de l’Union européenne devraient perdre les avantages liés à l’espace Schengen.
Pour Giorgia Meloni, la vague migratoire qui a touché Ceuta démontre la nécessité de renforcer les contrôles aux frontières. La cheffe du gouvernement italien affirme que son pays est prêt à prendre des mesures exceptionnelles pour préserver la sécurité des frontières européennes, y compris en envisageant une suspension de Schengen avec l’Espagne.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement espagnol fait face à une arrivée massive de migrants à Ceuta. Madrid a dénoncé les déclarations de Rome, les jugeant contraires à l’esprit de solidarité européenne, tandis que l’Union européenne a exprimé son soutien à l’Espagne et annoncé un renforcement de son assistance dans la gestion de cette crise migratoire.
Les inquiétudes de plusieurs États membres portent également sur le « mouvement secondaire », c’est-à-dire le risque que des migrants entrés dans un pays de l’espace Schengen poursuivent ensuite leur route vers d’autres États membres sans autorisation. Ce débat relance les discussions sur la protection des frontières extérieures de l’Union et sur l’avenir de l’espace de libre circulation européen.

