Haïti : « Lanmò San Jou » sollicite une médiation de l’ONU pour ouvrir un dialogue avec les forces internationales
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Wilson Joseph, connu sous le nom de « Lanmò San Jou » et présenté comme une figure du groupe armé 400 Mawozo, a adressé une correspondance officielle au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le 1er novembre 2026. Dans cette lettre, il demande l’envoi d’une délégation de l’organisation en Haïti afin de faciliter un processus de dialogue et de médiation entre les parties concernées, dans l’objectif de favoriser la paix et la stabilité dans le pays.
Datée du 1er novembre et signée à Croix-des-Bouquets, la correspondance intervient dans un contexte de tensions dans la Plaine du Cul-de-Sac, notamment après les récents incidents impliquant des militaires salvadoriens engagés dans les opérations contre les groupes armés.
Dans son courrier, Wilson Joseph affirme avoir officiellement hissé le drapeau blanc depuis le 20 août 2026, pour manifester sa volonté de contribuer à une solution pacifique à la crise haïtienne. Il évoque notamment la possibilité d’un dialogue entre les forces internationales présentes sur le territoire et le groupe 400 Mawozo.


L’auteur de la lettre exprime également ses préoccupations concernant les violences enregistrées dans la zone où intervient, selon lui, le responsable connu sous le nom de « Chen Mechan ». Il affirme que des civils, notamment des femmes enceintes, des enfants et d’autres personnes innocentes, seraient exposés aux conséquences des affrontements. Il cite notamment le cas d’une fillette de huit ans qui aurait reçu une balle à la tête.
Dans sa correspondance, Wilson Joseph évoque également les déclarations et les menaces qu’il attribue au président salvadorien Nayib Bukele. Il dit craindre une escalade des violences et une logique de représailles dont la population haïtienne pourrait être la principale victime.
Face à cette situation, il demande expressément à António Guterres de dépêcher une délégation des Nations unies en Haïti pour faciliter les discussions entre les différentes parties. Il affirme être disposé à recevoir cette délégation et à participer à toute rencontre susceptible de déboucher sur un accord de dialogue et un processus de stabilisation durable.
« Je demeure convaincu que l’arme de la dialectique doit primer sur celle des armes », écrit-il dans sa lettre, en insistant sur la nécessité de placer la protection des civils, particulièrement celle des enfants et des familles vulnérables, au centre de toute initiative internationale.
La correspondance a également été transmise à plusieurs institutions et organisations, notamment à la communauté internationale, à l’Organisation des États américains (OEA), à la CARICOM, au Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) et à la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH).
Cette démarche intervient alors que les violences armées continuent de fragiliser la sécurité dans plusieurs régions du pays et que les autorités haïtiennes, avec le soutien de partenaires internationaux, poursuivent leurs efforts pour rétablir l’ordre et lutter contre les groupes armés.
Toutefois, la demande de médiation formulée par Wilson Joseph ne signifie pas qu’un processus de négociation a été accepté par l’ONU ou par les autorités haïtiennes. Aucune réponse officielle des Nations unies à cette sollicitation n’est mentionnée dans la correspondance rendue publique.

