Massacre de Kenscoff : André Michel accable le gouvernement et exige un « gouvernement de combat »
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Port-au-Prince, 27 août 2026 — Le massacre survenu à Kenscoff provoque une nouvelle salve de critiques contre le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé. Dans un message publié sur son compte X, l’avocat et dirigeant politique André Michel estime que cette tragédie constitue une démonstration de l’échec des autorités à créer les conditions sécuritaires indispensables à l’organisation des prochaines élections.
Pour Me André Michel, le gouvernement et la Force de répression des gangs (FRG) portent une lourde responsabilité politique dans l’incapacité de l’État à garantir la sécurité de la population. Il considère que les événements de Kenscoff révèlent surtout les limites de la stratégie actuellement mise en œuvre contre les groupes armés.
« Ce gouvernement hors-sol ne peut pas gérer cette situation »
Le ton est particulièrement sévère à l’égard de l’équipe gouvernementale. André Michel qualifie le gouvernement de « hors-sol », estimant qu’il n’est pas en mesure de faire face à la gravité de la situation sécuritaire. Il interpelle directement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et lui demande de prendre des décisions politiques majeures. « DFils-Aimé doit faire le grand ménage et monter un gouvernement de combat ! », écrit-il.
Pour l’avocat, le problème ne se limite donc pas aux opérations des groupes armés. Il met également en cause la capacité de l’exécutif à piloter efficacement la réponse de l’État face à l’insécurité.
« Il est minuit moins cinq »
André Michel lance également une mise en garde sur le calendrier politique. Selon lui, le temps presse et le gouvernement ne peut plus se permettre de temporiser.
« Il est minuit moins 5 ! Le temps joue contre le Premier ministre », affirme-t-il.
Il appelle ainsi Alix Didier Fils-Aimé à engager immédiatement des consultations avec le Conseil électoral provisoire (CEP), mais également avec les forces politiques et sociales du pays. L’objectif, selon lui, est de procéder à une évaluation urgente du processus électoral à la lumière de la dégradation de la situation sécuritaire et de déterminer les mesures à prendre pour éviter que la crise ne compromette davantage le calendrier électoral.
Dans son message, Me André Michel établit un lien direct entre la situation sécuritaire et l’avenir de la transition politique. Pour lui, l’incapacité à sécuriser le territoire risque de compromettre les élections et, par conséquent, de prolonger une transition déjà contestée.
Son appel est donc double : réorganiser l’action gouvernementale et sauver le processus électoral.
André Michel conclut en appelant les différents acteurs haïtiens à prendre leurs responsabilités : « Nous avons tous la responsabilité de mettre fin à la Transition. »
Me André Michel, adresse ainsi au Premier ministre un message particulièrement direct : après Kenscoff, il estime que le gouvernement doit changer de méthode, renforcer son action et prendre rapidement des décisions susceptibles de restaurer la sécurité et de préserver la perspective d’élections.

