Haïti: Manifestation à Tabarre—des organisations exigent le départ du diplomate américain
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Des organisations sociopolitiques et des partis politiques, notamment le Front Résistance Haïti, 100 % Diaspora, le parti FULL, le parti PROP et le parti PAH, accompagnés de Me Winder Bernard, ont été remarqués lors d’un sit-in pacifique devant l’ambassade des États-Unis en Haïti.
Une foule importante, pancartes en main, s’y est rassemblée pour protester contre le chargé d’affaires américain, M. Henry T. Wooster.


Les messages étaient adressés au président Donald Trump, au président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, James E. Risch, à la sénatrice Jeanne Shaheen, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté internationale.
Les manifestants entendaient dénoncer ce qu’ils considèrent comme une violation de la Convention de Vienne, ainsi qu’un comportement jugé inacceptable du chargé d’affaires, accusé d’ingérence dans les affaires internes de la nation haïtienne.
Selon l’un des organisateurs, Me Winder Bernard, porte-parole du Front Résistance Haïti, « le chargé d’affaires doit partir ». Il affirme que ce dernier ferait partie des diplomates ayant exercé des pressions sur les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) afin de protéger M. Alix Didier Fils-Aimé.
Il a également dénoncé l’existence présumée de contrats jugés douteux et illégaux, non ratifiés par le Parlement haïtien, lesquels seraient, selon lui, contraires à la Constitution et assimilables à un acte de haute trahison. Par ailleurs, il a évoqué la présence supposée, au sein de la gouvernance actuelle, de personnes sanctionnées en vertu de la résolution 2653 du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que par les États-Unis, le Canada et l’Union européenne, pour leur implication présumée dans le financement de la violence en Haïti.
Toujours selon Me Bernard, le chargé d’affaires serait impliqué dans une forme de conspiration ou de tentative de coup de force autour de la date du 7 février, visant à maintenir au pouvoir une personnalité jugée impopulaire et illégitime.
À titre de rappel, les dernières mobilisations devant l’ambassade des États-Unis remontent à 2022, dans un contexte marqué par la domination des gangs dans les zones environnantes.
À cette époque, des habitants avaient trouvé refuge à l’entrée de l’ambassade en raison des violences armées, avant d’être repoussés par la Police nationale d’Haïti pour des raisons de sécurité. Depuis lors, plusieurs résidents ont abandonné leurs maisons et la zone est souvent perçue comme un espace de non-droit, bien que cela ne soit pas officiellement reconnu.
Le sit-in organisé à Tabarre démontre la détermination de la population haïtienne à braver les dangers afin de continuer à revendiquer ses droits souverains, malgré l’image d’abandon qui entoure cette zone depuis environ trois à quatre ans.