Évasion sanglante à la prison civile de Saint-Marc : Junior Barthélémy alias « Aboulò », Présumé Chef de gang de Raboteau, assassiné par des agents de Police.-
Un incident tragique s’est produit ce week-end à la prison civile de Saint-Marc, où 15 prisonniers ont perdu la vie, dont Junior Barthélémy, alias « Aboulò », présumé chef de gang de Raboteau. Selon des témoignages recueillis sur place, Aboulò aurait été exécuté dans sa cellule par des agents de police avant que son corps ne soit traîné dans la cour de la prison.
Cette évasion dramatique a également permis à un seul détenu de s’échapper, tandis que six autres ont été blessés et hospitalisés. Des riverains rapportent que plusieurs des prisonniers tués ont été abattus d’une balle à la tête, indiquant une exécution brutale.
Au moment de l’incident, la prison comptait 534 détenus, contre 550 recensés le 15 août. Une source de l’administration pénitentiaire a confirmé ces informations à Métronome, précisant que la situation est désormais sous contrôle, tous les prisonniers ayant été reconduits dans leurs cellules.

Junior Barthélémy, alias « Aboulò », connu pour ses activités criminelles présumées à Raboteau, était une figure clé dans le paysage criminel local. Son assassinat par des agents de police dans sa cellule soulève de nombreuses questions sur les méthodes employées par les autorités pour gérer l’évasion et maintenir l’ordre.
Il est mort sans avoir eu l’opportunité de se défendre devant un tribunal pour les accusations qui pesaient contre lui. Accusé de multiples crimes graves, notamment d’assassinat et d’incendie criminel, Aboulò a été exécuté avant de pouvoir être jugé. Sa mort tragique, survenue sans qu’il ait pu parler ou se justifier devant la justice, soulève des questions sur le respect de la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable dans un pays où l’instabilité règne.
Les riverains de Saint-Marc, choqués par la violence de l’événement, ont témoigné de la brutalité de l’intervention policière, décrivant comment plusieurs prisonniers ont été exécutés sommairement d’une balle dans la tête. Cet incident met en lumière les graves lacunes en matière de sécurité dans les prisons haïtiennes et suscite des inquiétudes quant au respect des droits des détenus.