24 juin 2024

Le futur incertain des sanctions de l’ONU envers Haïti : Les États-Unis et le Canada sèment le doute.-

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Le tableau révèle que les enquêteurs ont envoyé des correspondances à une série de pays, notamment les Bahamas, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Colombie, la République dominicaine, la France, Israël, la Jamaïque, le Japon, le Mexique et les États-Unis. Parmi les trois pays qui ont imposé des sanctions aux personnalités haïtiennes, seule la République dominicaine a répondu positivement en répondant à 2 sur 4 des correspondances envoyées par les enquêteurs.

Dans un récent rapport de l’ONU, un tableau révélateur met en lumière un sérieux obstacle à la publication prévue des sanctions contre des personnalités haïtiennes le 13 novembre prochain. Les enquêteurs de l’ONU, chargés de mener des investigations sur Haïti et d’identifier les individus sanctionnés par les États-Unis et le Canada, ont fait face à une profonde lacune dans la coopération de ces deux nations clés.

Le tableau révèle que les enquêteurs ont envoyé des correspondances à une série de pays, notamment les Bahamas, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Colombie, la République dominicaine, la France, Israël, la Jamaïque, le Japon, le Mexique et les États-Unis. Parmi les trois pays qui ont imposé des sanctions aux personnalités haïtiennes, seule la République dominicaine a répondu positivement en répondant à 2 sur 4 des correspondances envoyées par les enquêteurs.

Tableau des correspondances

De manière particulièrement étonnante, le Venezuela, un pays directement impliqué dans le fonds Petrocaribe, n’a curieusement pas été contacté par les enquêteurs de l’ONU, bien que sa proximité géographique soit manifeste, se trouvant à seulement quelques kilomètres d’Haïti. Cette omission soulève des questions légitimes : pourquoi les enquêteurs ont-ils choisi de négliger le Venezuela, alors même que leur enquête porte sur des allégations de corruption liées à la gestion du fonds Petrocaribe ?

Ironiquement, les enquêteurs ont choisi de contacter Israël, un pays situé à plus de 10 000 kilomètres d’Haïti, tout en négligeant de communiquer avec le Venezuela, un voisin immédiat à quelques kilomètres à peine. Cette décision suscite des interrogations quant à la logique sous-jacente du processus d’enquête, mettant en évidence des priorités pour le moins surprenantes.

Cette lacune dans l’enquête souligne un sérieux manquement à l’objectivité et à l’intégrité du processus d’enquête de l’ONU. Il est crucial que les enquêteurs s’efforcent d’inclure tous les acteurs pertinents dans leur quête de la vérité, surtout lorsqu’il s’agit d’une affaire aussi délicate et cruciale que celle du fonds Petrocaribe en Haïti.

Cependant, le Canada et les États-Unis sont restés étonnamment silencieux. L’ONU a envoyé une correspondance au Canada, mais n’a reçu aucune réponse jusqu’à présent. Les États-Unis, quant à eux, ont fait face à 5 correspondances sans donner aucune réponse. Cette absence de coopération soulève de sérieuses interrogations sur la manière dont l’ONU pourra publier une liste de personnes sanctionnées le 13 novembre prochain, en particulier pour celles qui ont présenté des documents devant le Comité des sanctions.

Cette situation met en doute la transparence et l’efficacité du processus de sanctions de l’ONU. Il est crucial de résoudre ces problèmes de coopération pour que les sanctions aient un réel impact et contribuent à la stabilité d’Haïti. Le monde attend de voir si les États-Unis et le Canada changeront de cap et soutiendront pleinement les efforts de l’ONU dans cette affaire.

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