13 mars 2026

Voici comment Erik Prince, le chef de Blackwater, paie pour diffuser sa propagande dans un grand média comme The Economist 

2 min de lecture

Des gangs contrôlent la majeure partie de la capitale d’Haïti, Port-au-Prince, extorquant de l’argent aux civils à chaque coin de rue. Les piétons doivent payer un péage pour entrer dans un quartier contrôlé par un gang ; les commerçants doivent payer des « taxes », même sur la nourriture.

Le résultat est catastrophique. Les Haïtiens sont aujourd’hui plus susceptibles de souffrir de faim sévère que les habitants du Soudan ravagé par la guerre. Seules 10 % des cliniques fonctionnent pleinement. Environ 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, soit à peu près autant que lors du gigantesque séisme de 2010.

Mais alors que cette catastrophe naturelle avait suscité une réponse humanitaire rapide, l’effondrement politique d’Haïti a plongé les donateurs dans le découragement. Une mission de sécurité soutenue par l’ONU est en place depuis 2024, mais elle a peu amélioré la sécurité publique.

Aujourd’hui, un espoir apparaît enfin. Pour la première fois depuis des années, les gangs commencent à reculer. En 2025, la Police nationale haïtienne a commencé à riposter avec l’aide de contractants privés de sécurité, notamment Vectus Global, une entreprise fondée par Erik Prince, le fondateur de Blackwater.

Ils utilisent de petits drones kamikazes aériens pour traquer les membres des gangs ; des centaines ont été tués.

La mission de sécurité de l’ONU est en train d’être réorganisée avec le soutien des États-Unis. Elle devrait bientôt compter cinq fois plus de personnel et disposer d’un mandat explicite pour traquer les gangs de manière indépendante. Les premiers soldats devraient arriver du Tchad en avril.

Les rues de Port-au-Prince montrent quelques signes d’amélioration, même si peu de zones sont réellement sûres pour l’instant.

Le Premier ministre par intérim depuis 2024, Alix Fils-Aimé, est bien vu par les Américains et a apporté un certain degré de stabilité politique.

Source: The Economist 

Vous avez peut-être raté

RSS
Follow by Email

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture