Haïti : Me André Michel soutient l’offensive de Nayib Bukele contre les gangs et affiche une position ferme face aux groupes armés
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Me André Michel figure parmi les premiers responsables politiques haïtiens à avoir publiquement exprimé son soutien au renforcement de la présence militaire salvadorienne en Haïti, dans le contexte des opérations contre les groupes armés. Sa prise de position intervient alors que le président du Salvador, Nayib Bukele, a envoyé de nouveaux militaires dans le pays, notamment après l’enlèvement de quatre soldats salvadoriens attribué à des gangs opérant dans la Plaine du Cul-de-Sac.
Depuis cette annonce, l’avocat et dirigeant politique défend ouvertement une ligne de fermeté contre les groupes armés. Il réaffirme son opposition à toute négociation avec les gangs et présente cette position comme une constante de son engagement politique depuis octobre 2022.
Une semaine après la sortie publique de Me André Michel, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a lui aussi affiché son soutien à l’appui salvadorien dans la lutte contre l’insécurité. Le chef du gouvernement a réaffirmé la détermination de son administration à renforcer la coopération entre la Police nationale d’Haïti (PNH), les Forces armées d’Haïti (FAd’H) et la Force de répression des gangs (FRG), avec le concours de partenaires internationaux.
Cette convergence de positions intervient dans un contexte de pression accrue sur les autorités haïtiennes, confrontées à la nécessité de reprendre le contrôle des territoires sous l’emprise des groupes armés et de garantir la sécurité de la population.
Dans une déclaration en créole, Me André Michel a rappelé que son opposition au dialogue avec les gangs remonte à octobre 2022. Il a également évoqué les événements de mars 2024, lorsque des groupes armés avaient empêché le retour en Haïti du Premier ministre de l’époque, Ariel Henry, contribuant ainsi à l’effondrement de son gouvernement.
« Depi Oktòb 2022, nou gen menm pozisyon an sou koze Gang yo. Nou pa nan Dyalòg ak GANG. Nan Mwa Mas 2024, Gang yo fèmen Ariel Henry deyò, yo ranvèse Ariel Henry, nou kenbe menm pozisyon an. Nou pa nan Dyalòg ak Gang. Nou pa janm nan woule m 2 bò ! Nou gen menm pozisyon depi 4 lane ! », a déclaré Me André Michel.
Par cette déclaration, l’ancien parlementaire entend souligner la continuité de sa position et se démarquer des acteurs politiques qu’il estime avoir adopté des positions fluctuantes face à la question des groupes armés.
D’autres responsables politiques pourraient être amenés à se prononcer sur le renforcement de la coopération sécuritaire avec le Salvador. Toutefois, les prises de position éventuelles devront être examinées à la lumière des engagements et déclarations antérieurs de chacun, dans un débat où les accusations de proximité entre certains acteurs politiques et des groupes armés restent particulièrement sensibles.
Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse désormais les déclarations de soutien. La réussite des opérations menées par la PNH, les FAd’H et la FRG, avec l’appui de partenaires internationaux, pourrait constituer un tournant dans la lutte contre les gangs. Si ces efforts aboutissent à la reconquête des territoires contrôlés par les groupes armés et au rétablissement durable de la sécurité, Alix Didier Fils-Aimé pourra revendiquer une avancée majeure dans la réalisation de l’une de ses principales promesses politiques.

