Haïti face à l’échéance électorale : le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé sous pression pour organiser les élections avant le 31 octobre 2026
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Si le Pacte pour la stabilité et l’organisation des élections ne fixe pas expressément la durée du mandat du gouvernement intérimaire, celle-ci dépendra en réalité du calendrier électoral. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dispose ainsi jusqu’au 31 octobre 2026 pour organiser des élections dans le pays.
Selon plusieurs chefs de missions diplomatiques accrédités à Port-au-Prince, ce délai constitue une limite claire. Passée cette date, le gouvernement intérimaire pourrait perdre le soutien de la communauté internationale. Ces diplomates expliquent que les partenaires d’Haïti se disent de plus en plus lassés des transitions politiques à répétition qui retardent le retour à l’ordre constitutionnel.
D’après les informations disponibles, le Premier ministre envisagerait un remaniement au sein du Conseil électoral provisoire (CEP) avant de demander à l’institution d’adopter un nouveau décret électoral ainsi qu’un calendrier harmonisé avec le Pacte national.
Cependant, cette perspective ne fait pas l’unanimité parmi certains acteurs internationaux. Plusieurs partenaires d’Haïti estiment qu’il serait préférable de maintenir les membres actuels du CEP et de les mettre face à leurs responsabilités afin d’accélérer l’organisation du processus électoral.
Toujours selon la même source, certains responsables au sein du gouvernement reprocheraient à plusieurs conseillers électoraux d’avoir été parrainés par Moïse Jean-Charles et souhaiteraient leur remplacement.
Les partenaires internationaux craignent toutefois qu’un tel remaniement, qu’ils interprètent comme une tentative d’installer des conseillers plus proches du pouvoir au sein du CEP, ne ralentisse davantage le processus électoral, à un moment où la pression internationale s’intensifie pour la tenue d’élections dans les délais annoncés.
Source : Métronome.