23 avril 2026

Élections en Haïti : Me André Michel critique la sortie du Premier ministre contre le budget de 250 millions de dollars proposé par le CEP

2 min de lecture
Les tensions autour des prochaines élections à Haïti resurgissent, avec André Michel dénonçant fermement le Premier ministre Fils-Aimé pour son rejet du budget de 250 millions de dollars du CEP.

Haïti, les tensions autour de l’organisation des prochaines élections se ravivent. L’avocat et homme politique André Michel a vivement réagi aux propos tenus par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé concernant le budget soumis par le Conseil électoral provisoire (CEP).

Invité sur les ondes de la radio Magik 9, le chef du gouvernement a publiquement rejeté le budget de 250 millions de dollars proposé par l’institution électorale pour la tenue des scrutins. Une sortie médiatique que Me André Michel juge « fracassante » et révélatrice d’un climat conflictuel entre l’Exécutif et le CEP.

Selon lui, le Premier ministre aurait dû privilégier les canaux institutionnels pour exprimer ses réserves et rechercher un compromis avec le Conseil électoral. « L’harmonie entre le Conseil électoral et le Gouvernement est nécessaire à la réussite des prochaines élections », affirme-t-il, estimant que les divergences exposées sur la place publique fragilisent davantage un processus déjà sensible.

Tout en plaidant pour une révision à la baisse du montant proposé, Me André Michel considère que la méthode employée n’est « pas constructive ». Il redoute que cette confrontation ouverte ne renforce les doutes sur la volonté réelle des autorités d’organiser les élections dans le courant de l’année.

Le budget de 250 millions de dollars avancé par le CEP suscite en effet des interrogations dans un contexte de crise sécuritaire persistante et de fortes contraintes économiques. Mais pour l’avocat, les désaccords doivent être tranchés dans le cadre d’un dialogue institutionnel, afin d’éviter toute remise en cause du calendrier électoral.

Cette nouvelle passe d’armes illustre les fragilités du processus en cours. Alors que la tenue d’élections est présentée comme une étape clé vers un retour à l’ordre constitutionnel, les tensions entre le gouvernement et l’organe électoral alimentent les incertitudes sur la suite du processus.

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