28 avril 2026

Haïti : André Michel déclare la guerre à toute négociation avec les gangs et vise le camp Martelly

2 min de lecture
Me André Michel refuse catégoriquement toute idée de dialogue avec les gangs terrorisant la population haïtienne, dénonçant leurs manœuvres orchestrées par des proches de l'ancien président Michel Martelly.

Port-au-Prince – La ligne est claire, tranchée et sans équivoque. Depuis maintenant quatre ans, André Michel refuse catégoriquement toute idée de dialogue avec les gangs qui terrorisent la population haïtienne.

Dans une nouvelle sortie publique, l’avocat revient à la charge avec un discours encore plus offensif. Il dénonce ce qu’il présente comme des « manœuvres orchestrées » par des proches de l’ancien président Michel Martelly, accusés de vouloir banaliser l’idée d’une négociation avec les groupes armés.

Selon Me André Michel, cette stratégie n’est ni plus ni moins qu’une tentative de légitimer des organisations criminelles responsables de meurtres, d’enlèvements et de violences massives à travers le pays.

« Ce sont des criminels, des assassins ; il faut les éliminer », a-t-il martelé, adoptant une position de fermeté absolue face à une crise sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver.

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, les gangs renforcent leur emprise sur de nombreuses zones stratégiques, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Barricades, affrontements armés, déplacements forcés de populations : le quotidien de milliers d’Haïtiens reste marqué par la peur et l’instabilité.

Dans ce climat, la question du dialogue avec les gangs divise profondément. D’un côté, certains acteurs politiques, organisations et voix de la société civile estiment qu’une négociation pourrait permettre de réduire temporairement la violence et faciliter l’accès humanitaire. De l’autre, des figures comme Me André Michel rejettent catégoriquement cette approche, la considérant comme une capitulation face au crime organisé.

Au-delà de la simple prise de position, les propos de l’avocat traduisent une fracture politique plus large. Ils mettent en lumière un affrontement entre deux visions opposées de la gestion de la crise : une logique de compromis, jugée pragmatique par ses défenseurs, contre une ligne de fermeté totale, perçue comme nécessaire pour restaurer l’autorité de l’État.

En pointant directement du doigt le camp de Michel Martelly, Me André Michel ajoute une dimension politique à un débat déjà explosif. Cette accusation relance les tensions entre différents courants du paysage politique haïtien, dans un contexte où les responsabilités dans la dégradation sécuritaire continuent d’alimenter les controverses.

Pendant ce temps, sur le terrain, la réalité reste implacable. Les populations civiles, premières victimes de cette violence généralisée, attendent des solutions concrètes alors que les positions restent figées.

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