Haïti : plus de 305 morts en deux mois dans la guerre des gangs, l’ONU alerte sur une catastrophe humanitaire

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La violence des gangs continue d’ensanglanter la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon les derniers chiffres communiqués par l’Organisation des Nations unies (ONU), plus de 305 personnes ont été tuées entre le 5 mars et le 11 mai 2026 dans les communes de Cité Soleil et de Croix-des-Bouquets.

L’organisme international précise également que plus de 277 personnes ont été blessées durant cette période dans les affrontements opposant des groupes armés rivaux qui continuent d’étendre leur contrôle sur plusieurs territoires stratégiques.

Le bilan s’est encore aggravé au cours des derniers jours. Entre le 9 et le 14 mai seulement, au moins 78 personnes ont été tuées et 66 autres blessées dans de nouvelles attaques attribuées aux gangs armés.

Ces violences plongent plusieurs quartiers dans un climat de terreur permanente. Des milliers de familles ont fui leurs maisons pour échapper aux combats, aux incendies criminels et aux attaques ciblées. Selon les données relayées par l’ONU, plus de 10 000 personnes ont déjà été déplacées par cette nouvelle vague de violence.

Dans plusieurs zones touchées, les habitants dénoncent l’abandon total de l’État face à une situation humanitaire devenue dramatique. Des familles vivent désormais dans des écoles, des églises ou des abris de fortune, souvent sans nourriture suffisante, sans soins médicaux et sans protection.

Pendant que les affrontements se multiplient, le pouvoir de facto dirigé par Alix Didier Fils-Aimé n’a annoncé aucune mesure concrète majeure pour assister les victimes ni pour répondre à l’urgence humanitaire grandissante.

Cette absence de réponse officielle alimente davantage la colère et l’inquiétude d’une population déjà épuisée par des années d’insécurité, de crise économique et d’instabilité politique.

Alors que plusieurs partenaires internationaux continuent d’évoquer le déploiement progressif de la Force de Répression des Gangs (FRG), la réalité sur le terrain montre une détérioration accélérée de la situation sécuritaire.

Pour plusieurs observateurs, Haïti s’enfonce désormais dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent, tandis que les groupes armés renforcent leur emprise sur des zones entières du pays sous le regard impuissant des autorités.

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