Assassinat de Jovenel Moïse : Martine Moïse accuse, Roudy Sanon révèle où serait passé le carnet secret du président
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Port-au-Prince, 7 juin 2026 – Cinquante-neuf mois après l’assassinat du président Jovenel Moïse, le dossier continue de susciter de nouvelles interrogations. Dans une longue publication diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancienne Première dame Martine Moïse affirme que les révélations accumulées depuis le drame du 7 juillet 2021 permettent de mieux identifier les responsables présumés du crime. Au même moment, les déclarations de l’ancien sénateur Roudy Sanon concernant le carnet de notes personnel du chef de l’État viennent alimenter davantage les débats autour de l’enquête.
Dans son message, Martine Moïse soutient que plusieurs éléments apparus au cours des 59 derniers mois « pointent du doigt les assassins » de son époux, malgré ce qu’elle décrit comme des tentatives répétées visant à obscurcir la vérité.
L’ancienne Première dame accuse notamment certains secteurs économiques et politiques d’avoir participé à une campagne de discrédit contre Jovenel Moïse avant son assassinat. Selon elle, les accusations de corruption portées contre l’ancien président à travers des rapports financiers auraient reposé sur des informations erronées ou manipulées.
Martine Moïse affirme également que certains acteurs qui qualifiaient autrefois les personnes impliquées dans le dossier de « prisonniers politiques » reconnaissent aujourd’hui que les événements ayant conduit à la mort du président s’apparentaient à un véritable coup d’État.
Le carnet de notes au cœur des interrogations
Parallèlement, les récentes déclarations de Roudy Sanon, ancien journaliste sportif devenu influenceur sur Facebook, ont relancé l’intérêt autour d’un document présenté comme une pièce potentiellement déterminante dans l’enquête.
Selon Roudy Sanon, le carnet personnel dans lequel le président Jovenel Moïse consignait ses notes importantes serait tombé entre les mains de son ami Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
Cette affirmation intervient alors que Martine Moïse évoque elle aussi l’existence de documents importants conservés par son époux à sa résidence privée avant son assassinat. Dans sa publication, elle soutient que ce document constituerait un « secret d’État » susceptible d’apporter des éclaircissements sur plusieurs dossiers sensibles.
À ce jour, aucune autorité judiciaire n’a confirmé publiquement la localisation de ce carnet ni son éventuelle utilisation dans le cadre des procédures en cours.
Près de cinq ans après le meurtre du président haïtien, les enquêtes menées en Haïti et aux États-Unis continuent de rechercher les auteurs intellectuels et les éventuels commanditaires financiers du crime.
Malgré plusieurs arrestations et inculpations, de nombreuses zones d’ombre subsistent encore autour des circonstances ayant conduit à l’assassinat du chef de l’État dans sa résidence privée de Pèlerin 5.
Martine Moïse affirme demeurer convaincue que la justice finira par établir toutes les responsabilités dans ce dossier. « La justice va triompher », répète-t-elle à plusieurs reprises dans son message adressé au peuple haïtien et à la diaspora.
Alors que les procédures judiciaires se poursuivent, les nouvelles révélations, les témoignages et les controverses entourant le fameux carnet présidentiel continuent d’alimenter un dossier qui demeure l’un des plus sensibles de l’histoire contemporaine d’Haïti.

