15 avril 2024

De plus en plus, le régime PHTK se révèle une entité criminelle Des révélations éminentes publiées par le journal “HAÏTI OBSERVATEUR” republiees par LAKAYINFO.

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Au moment où l’actualiténationale et internationale est dominée par l’insécurité ambiante, sur tout à Port-au-Prince, mais encore davantage sur l’activité des gangs armés évoluant en tant qu’ alliés du pouvoir en place, des révélations encore plus spectaculaires font la une dans les média.

Dans lamesure où se confirment les informations ayant résulté des enquêtes menées par des organisations nationales et internationales, on ne peut que conclure que la situation sécuritaire d’Haïti se révèle plus inquiétant qu’on le croyait.

Au point de dire que, après tout ce qu’on a entendu jus qu’ici, le régime PHTK, version Jovenel Moïse, représente une entité criminelle.

En effet, les dernières révélations diffusées sur les réseaux sociaux font état du rôle joué par l’Armée vietnamienne expédiant des munitions en Haïti destinées aux gangs armés.

D’aucuns pensent que, vu la proximité de Michel Martelly avec les autorités vietnamiennes, il serait à l’origine de telles expéditions.

En clair, on a constaté une nette augmentation de l’intensité des activités des gangs armés, principalement durant les premiers mois de cette année.

Serait-ce par coïncidence que du 7 janvier au 23 avril 2019,6 000 caisses de munitions pour armes de guerre ont été exportées en Haïti par les militaires vietnamiens ?

Il s’agit, explique-t-on, de cartouches destinées aux armes de types « ACE22, ACE 32, ACE-N 22», des fusils d’assaut en usage par la Police nationale. Pourtant, ces munitions n’ont pas été destinées à celle-ci.

Il est rapporté que 23 de ces caisses ont été trouvés chez Serge Alexis, alias Ti-Junior« Nan Chabon».

Le nom de ce dernier a été cité dans le massacre de La Saline. Interrogé par des policiers de laDirection centrale de la Police judici-aire (DCPJ), un jeune homme a révélé que ces caisses de munitions leur ont été livrées par Vladimir Jean-Fritz Jean-Louis, communément appelé

Ti-Vlad, garde du corps de Michel Martelly.

Il est connu pour avoir entretenu une relation de proximité avec Arnel Joseph.

De toute évidence, Jean-Louis n’a pas les moyens de financer ces importations.Sans nul doute l’importateur de ces marchandises sera identifié ultérieurement par les autorités policières, si cela n’a pas encore été fait.

Dans le cadre de la distribution des munitions importées du Vietnam,55 caisses exhibant une marque très particulière étaient retrouvées chezTi-Je, après que ce dernier eut été abattu par la Police dans la nuit du 29au 30 avril dernier.

Un des « soldats » du défunt a avoué que ces munitions provenaient de Jean-FritzJean-Louis, ex-ministre de Michel Martelly, puis directeur de la Loterienationale et homme de confiance de Jovenel Moïse.

Non seulement Jean-Louis se trouvait en compagnie, au mois de février, des 7 mercenaires américains et étrangers qu’accompa-gnait un Haïtien (le chauffeur) lors de leur arrestation par la Police non loin de la Banque centrale d’Haïti(BRH), son nom a été également cité comme celui qui assure la liaison entre le Palais national et les gangs armés, y compris encore Arnel Joseph.

Il est également allégué que c’ est bien Jean-Louis qui avait la responsabilité de dédouaner ces munitions.

Selon toute vraisemblance, les autorités vietnamiennes se sont attribué le rôle de fournisseurs de munitions aux gangs armés de Martelly et de Jovenel Moïse.

On comprend bien maintenant pourquoi les bandits à la solde du pouvoir, contrairement aux policiers nationaux, ne s’inquiétaient jamais de manquer de munitions.

Dire qu’Haïti est sou embargo, surtout imposé par les Américains, en ce qui s’agit d’armes de guerre. Comme on peut bien le constater,les révélations relatives à la contribution de l’Armée vietnamienne à l’in-sécurité en Haïti est le dernier chapitre de la saga criminelle en Haïti.

Car celle ci s’est manifesté en crescendo, sous les deux régimes Tèt Kale, mais surtout sous celui de Jovenel Moïse. Les deux dernières années de l’administration Moïse-Lafontant, Moïse- Céant et Moïse-Lapin sont riches en scènes d’assassinats par des bandit agissant tant à titre individuel qu’en équipe. Mais parallèlement, les gangs armés ne cessaient de s’entretuer ni d’abattre de sang froid des citoyens innocents. Non seulement les bandits, qui font la loi dans lesquartiers défavorisés de la capitale,sont bien pourvus en armes et argent par le gouvernement, on vient d’apprendre comment leur approvisionnemen en armes est assuré par l’Armée vietnamienne œuvrant de concert avec les dirigeants du pays.

Suite à toutes les révélations qui ont été faites par rapport à l’insécurité entretenue par le pouvoir, utilisant les bandits des bidonvilles comme sa milice non officielle pour perpétrer la violence, la terreur et la mort contre les citoyens, il devient de plus en plus clair que le pays est pris en otage par des brigands s’appropriant les ressources de l’État pour se maintenir au pouvoir par la violence. C’est ce qui explique le rôle de « liaison » avec les leaders des gangs armés dont jouissent les hommes du président Moïse. Comme, par exemple, le cas du sénateur Gracia Delva assurant les bonnes relations existantes entre le chef de gang ArnelJoseph et le Palais national. Lui et les autres affidés de Jovenel Moïse assurent le bon fonctionnement du réseau de « malfaiteurs et de criminels » mis en place par les dirigeants Tèt Kale pour assurer la prise dupouvoir tout au moins durant les prochains 50 ans, comme l’avait annoncé publiquement l’ex-Premier ministre Jack Guy Lafontant.

Dans le cadre de cette vision, Lafontant prévoit le successeur de Jovenel Moïse en la personne de son prédécesseur, Joseph Michel Martelly, qui s’agite à cette fin.

D’où le rôle central qu’il joue dans l’évolutiondes bandits armés. À l’instar de Jean-Bertrand Aristide, le commanditaire présumé de l’assassinat de Jean Léopold Dominique, qui s’était érigé en patron des criminels qui endeuil-laient les familles haïtiennes, D’autres lieutenants de Jovenel Moïse s’ajoutent à la liste de ceuxqui assurent l’étroite collaboration des dirigeants avec les criminels. Cette information, qui était toujours un secret de Polichinelle, vient d’être confirmée par la DCPJ dénonçant des hommes proches de la présiden -ce ayant participé au massacre de LaSaline.

Plus de 70 personnes ont étéassassinées dans ce quartier défavorisé de la capitale par des gangs armés à la solde des autorités. Les victimes et leurs familles, dont des femmes violées et/ou tuées sans retenue, ainsi que des enfants. Ces gens exécutés sommairement et même suppliciés étaient accusés de faire opposition à la politique du président Moïse.

Suite à ses enquêtes menées sous des pressions étrangères, la DCPJ a identifié les proches de Jovenel Moïse impliqués dans le massacre de LaSaline.

Parmi les hauts fonctionnaires de l’État liés à ces crimes, la DCPJ signale Fednel Monchéry, directeur général au ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, également ancien candidat au Sénat pour le département del’Ouest; ainsi que Pierre Richard Duplan, actuel délégué départementalde l’Ouest.

De même que le policierJimmy Chérizier, alias Bar becue, proche du Palais national. Dans la liste de personnes dénoncées dans lecrime de La Saline figurent aussi les chefs de gang Isca, Bout Janjan et Ti-Junior liés à la première dame et au premier citoyen du pays ayant agi de concert avec Monchéry et Duplan dans cette tuerie qualifiée de « crime d’État» dans l’enquête du Réseau national de défense des droits de l’homme ’homme (RNDDH) sur ce carnage.

(Ā noter, que tel qu’annoncé dans notre édition précédente, ambassadeur américain en Haïti, Michele Sison, s’est entretenu en sus de se faire photographié à l’ambassade avec le directeur du RNDDH, PierreEspérance. (À la même occasion Mme Sison avait émis une déclaration, le 6 mai courant, dans laquelle elle exprimait l’appui de son gouvernement aux défenseurs des droits humains pris comme cibles par les autorités haïtiennes).

La dénonciation des individus mentionnés par la DCPJ, indiquant la grance dans leur cas, risque demettre le président de la République sur la sellette. Car, réagissant à l’invitation de cette dernière, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard, a indiqué que Monchéry et Duplan ne peuvent être arrêtés « sans l’autorisation du président».

Il faut souligner aussi que le représentant civil de l’Exécutif au CapHaïtien, Antonio Jules, délégué départemental du Nord, est emprisonné sous les ordres du juge instructeur Emmanuel Vertilaire, suite à l’enquête qu’il a menée sur l’attaque à gaz lacrymogène, orchestrée le 28avril 2018, contre le Café Trio lors d’une conférence par les sénateurs Youri Latortue et Jacques Sauveur Jean, concernant le dossier Petro -Caribe.

M. Jules et Guensly Dubois, ainsi que le chauffeur du délégué, Youmy Toussaint, lui-même arrêté quelques jours plus tôt, sont inculpés de meurtre» sur la personne de Jacques Dubois et d’« association demal faiteurs». Ā noter que Dubois, bien connu au Cap comme porte-parole du groupe musical Tropicana, trouva la mort à l’occasion de cette attaque. Le jour même de l’arrestation du délégué départemental, le doyen du Tribunal civil de première instance du Cap-Haïtien a reçu un appel téléphonique du Palais national lui demandant une intervention en habeas corpus en faveur d’Antonio Jules. Mais, selon la législation en vigueur, le doyen est nettement incompétent pour intervenir à ce niveau dans le dossier.

Indéniablement, après tous ces fait constatés, Haïti est prisonnier d’une équipe criminelle dirigée parJovenel Moïse, opérant sous la dictée de son prédécesseur, sinon en étroite collaboration avec lui. Comment les citoyens peuvent-ils continuer à subir les affres de ces

« bandits légaux », appellation que Martelly lui-même s’est attribuée ?

Le proverbe français explique bien la situation :«C’est par la tête que pourrit Le poisson ».

Il faut donc s’en débar-rasser au plus vite.

Haïti-ObservateurP.O. Box 356237Briarwood, NY11435-6235Tél.(718)

LAKAYINFO

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