20 février 2024

Dossier UPNCH: Bendgy TILIAS adresse une correspondance au ministre de l’Education Nationale Pierre Josué Agenor CADET

Monsieur le ministre, dans ce pays où presque tout conspire pour épargner à nos contemporains la peine d’étudier aux fins de servir la société, il était inéluctable qu’une autorité consciente ravive le flambeau de la prééminence dans le recrutement des dirigeants de certaines institutions phares de l’État. En ma qualité de jeune étudiant, je tiens à vous féliciter pour votre engagement incommensurable en vue de faire renaître la normalité au sein de l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH), après une certaine période où elle fonctionnait en dehors du principe hiérarchique voulant qu’elle ait à son sommet administratif pyramidal un Recteur dûment nommé par le ministère de tutelle, le MENFP.

Néanmoins, la lutte pour le travail absorbe tellement nos intellectuels au point qu’ils sont prêts à accepter n’importe quel poste dans des conditions lamentables sans penser au sacerdoce de l’intellectualité moderne. Et, dit-on: « Ne pas penser, c’est consentir à être dominé, conduit, dirigé et traité trop souvent en bête de somme ». Sur ce, j’aimerais bien comprendre, Monsieur le ministre, pourquoi le professeur Delide Joseph, intellectuel de sa trempe, était obligé d’être le sujet de ce théâtre de mauvais aloi au complexe administratif de vaudreuil le vendredi 23 février dernier? Pourquoi, en guise de planification et de concertation avec les dirigeants en place et les étudiants contestataires, vous avez choisi d’initier la force répressive pour faire passer votre décision? Je dois vous avouer que ce comportement intransigeant ne fait que violer les normes administratives pour lesquelles vous luttez et, du même coup, compliquer l’intronisation du nouveau recteur qui, déjà, est en difficulté pour choisir ses proches collaborateurs de la nouvelle équipe.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH) est souvent le foyer de certaines luttes estudiantines paralysant les activités, mais celle-ci ne saurait être résolue sans une intervention urgente et conciliante de votre part afin de sauver l’année académique quoique la solution durable doit passer par la loi parce que des espaces d’individualités disparates comme les UPR ne peuvent être transformés en des institutions fortes et stables, que par l’intervention d’une loi organique y instituant la vie collective, et le professeur Delide Joseph comme historien qui s’éclaire des lumières de la philosophie ne peut faire abstraction de cette réalité irréversible.

Je répugne aux formules dictatoriales, dont les esprits vulgaires s’emparent pour s’attifer d’un discours laissant croire que vous êtes pour un affrontement dans la dynamique d’écarter tous les anciens étudiants de la gestion de l’UPNCH en vue de procréer le triomphe fugace d’un camp, car l’université comme espace de débats ne peut continuer à se débattre entre deux courants qui excluent l’un et l’autre la voie du dialogue pour le bien-être collectif ou d’un recteur super chef qui ordonne à des étudiants de ne plus pénétrer dans l’enceinte de l’UPNCH, ni de fréquenter son environnement immédiat sous peine de se faire arrêter comme jadis, au temps des Duvalier. Donc, Monsieur le ministre, il incombe à votre fonction de jouer le rôle d’arbitre pour éviter à ce patrimoine de l’enseignement supérieur de faire un sursaut de crise à crise dégénérée.

Civilités!!!

Bendgy TILIAS, étudiant

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