Haïti: Lunie Joseph révèle les inquiétudes de la communauté internationale face aux hésitations du pouvoir
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À l’approche du second semestre de l’année 2026, le processus électoral haïtien semble toujours plongé dans l’incertitude. C’est le constat dressé par la journaliste Lunie Joseph, qui s’interroge publiquement sur l’absence totale d’avancées concrètes malgré les engagements répétés du gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Selon les observations relayées par la journaliste, aucun budget électoral, aucun calendrier officiel et aucun décret électoral n’ont encore été adoptés, alors que le chef du gouvernement affirme depuis plusieurs mois vouloir organiser des élections avant la fin de l’année 2026.
Le 23 février 2026, lors de la présentation officielle du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, Alix Didier Fils-Aimé s’était pourtant engagé publiquement à conduire le pays vers des élections cette année. Mais plusieurs mois après cette déclaration, aucune mesure technique, administrative ou juridique significative n’a été mise en œuvre pour rendre ce scrutin possible.
Cette absence de décisions concrètes commence à nourrir de nombreuses interrogations dans les milieux politiques et diplomatiques. Plusieurs acteurs s’interrogent notamment sur la réelle volonté du pouvoir de respecter le calendrier annoncé.
Selon des sources citées par Lunie Joseph, la communauté internationale observerait avec une inquiétude croissante ce qu’elle considère comme une forme d’ambivalence au sommet de l’exécutif haïtien. D’un côté, le gouvernement multiplie les discours favorables aux élections ; de l’autre, aucun des instruments indispensables à leur organisation n’est encore finalisé.
Dans les cercles politiques, certains estiment que le retard accumulé risque de compromettre sérieusement la tenue du scrutin dans des délais raisonnables. D’autres redoutent que cette lenteur serve progressivement à justifier un éventuel report du processus électoral.
L’absence de décret électoral demeure particulièrement préoccupante. Sans ce texte, le Conseil électoral provisoire ne dispose toujours pas du cadre légal nécessaire pour lancer officiellement plusieurs étapes du processus, notamment l’inscription des candidats, la publication du calendrier et l’organisation logistique des opérations électorales.
Alors que le pays traverse une crise sécuritaire et institutionnelle majeure, ce flou prolongé autour des élections renforce les doutes sur la capacité réelle des autorités de transition à respecter leurs engagements politiques.
À mesure que les semaines passent, la pression augmente sur le gouvernement Fils-Aimé, désormais sommé par plusieurs secteurs de passer des promesses aux actes.

