Haïti : selon Métronome, Alix Didier Fils-Aimé fait réexaminer le décret électoral sous la pression de ses proches
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Port-au-Prince, 28 juin 2026 – Le média Métronome affirme que le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, aurait mis en place une commission chargée de réévaluer le décret électoral, à la suite de révélations concernant certaines dispositions susceptibles d’affecter plusieurs de ses proches collaborateurs.
Selon Métronome, cette décision intervient après la publication d’informations faisant état de l’inéligibilité de certaines personnalités gravitant autour du chef du gouvernement. Le média cite notamment le cas de Wilner Joseph, présenté comme un proche collaborateur du Premier ministre, qui serait concerné par les dispositions de l’article 153 du décret électoral.
Cet article prévoit notamment des restrictions pour certaines catégories de personnes, notamment celles frappées de sanctions ou n’ayant pas produit leur déclaration de patrimoine, conformément aux exigences légales.
Toujours selon Métronome, les révélations auraient provoqué une vive réaction au sein de l’entourage du Premier ministre, conduisant ce dernier à créer une commission chargée d’examiner à nouveau le contenu du décret.
Dans son éditorial, le journaliste Jean Corvington estime que cette situation traduit une nouvelle illustration de ce qu’il qualifie d’improvisation au sommet de l’État. Il s’interroge sur la manière dont les membres du gouvernement ont pu adopter un texte sans en mesurer pleinement les implications juridiques.

Le journaliste établit également un parallèle avec d’autres décisions prises sous l’administration actuelle, notamment les décrets relatifs aux activités minières ainsi que le contrat portant sur la construction de trois prisons, par la suite annulé par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA). Selon lui, ces dossiers démontreraient que plusieurs documents d’importance auraient été approuvés sans une analyse approfondie de leur contenu.
Dans son commentaire, Jean Corvington soutient que ces décisions auraient eu pour effet d’affaiblir la souveraineté nationale au profit d’intérêts étrangers. Il considère également que le Premier ministre de facto ne dispose ni des compétences ni de l’expérience nécessaires pour conduire les affaires de l’État.
L’éditorialiste conclut en affirmant que cette succession d’erreurs traduirait, selon lui, une gouvernance marquée par l’amateurisme et une absence de maîtrise des grands dossiers nationaux.
À ce stade, aucune réaction officielle de la Primature n’a été rendue publique concernant les informations rapportées par Métronome ni sur l’éventuelle mise en place d’une commission de réévaluation du décret électoral.

