15 juillet 2024

Troupes occidentales en Ukraine : pour Matteo Salvini, Emmanuel Macron doit « se faire soigner »

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Italy's Deputy Prime Minister and Minister of Infrastructure Matteo Salvini attends a press conference at the end of the G7 ministerial meeting on transport in Milan, on April 13, 2024. (Photo by GABRIEL BOUYS / AFP)

Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres italien, critique en des termes peu diplomatiques la position d’Emmanuel Macron sur un potentiel envoi de troupes occidentales en Ukraine.

Le vice-président du Conseil des ministres, Matteo Salvini, a réagi aux déclarations d’Emmanuel Macron sur le possible envoi de troupes occidentales en Ukraine sous certaines conditions, rapporte l’AFP. Pour Matteo Salvini, Emmanuel Macron est « dangereux », et devrait « se faire soigner ».

Le chef de la Ligue, dont les positions sur le dossier ukrainien sont connues pour diverger de celles de la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, a déclaré à la presse : « Ils doivent se faire soigner », « ceux qui sont de cet avis et le disent comme si c’était quelque chose de normal, et cela vaut pour Macron comme pour Monti, sont dangereux ».

Et Matteo Salvini d’ajouter : « S’ils ont tellement envie de se battre, alors qu’ils aillent en Ukraine, demain, ils les attendent. » En mars, il avait déjà accusé Emmanuel Macron de « représenter un danger pour [son] pays et notre continent ». Le chef de la diplomatie italien, contacté, a simplement rappelé que Rome n’avait pas pour projet d’envoyer de soldats en Ukraine.

Matteo Salvini a profité de cette annonce pour renouveler son soutien au président russe, Vladimir Poutine, réinvesti mardi au Kremlin. « Hier, Poutine a, entre autres, invité au dialogue et j’espère que 2024 sera l’année de la paix, pas des soldats partis mourir en Ukraine », a-t-il déclaré.

Pour l’eurodéputé de la République en marche Sandro Gozi, « Salvini [serait] très inquiet pour son avenir au gouvernement, au point de saisir toutes les occasions pour devenir le porte-parole du Kremlin ».

Paris envisage un déploiement de troupes occidentales

Le 26 février dernier, Emmanuel Macron avait provoqué des remous au sein du camp occidental, en disant ne pas exclure l’envoi de troupes au sol en Ukraine face à l’invasion militaire russe. « Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre », avait précisément déclaré le dirigeant français.

Le président de la République avait souligné, dix jours plus tard, qu’il n’y avait « aucune limite » ni « aucune ligne rouge » au soutien français à Kiev – provoquant l’indignation d’une importante partie de l’opposition.

Par la suite, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait précisé qu’il n’était « pas question d’envoyer des troupes au sol combattantes » en Ukraine. Le ministre avait esquissé d’autres pistes pour venir en aide à Kiev, en évoquant une présence militaire occidentale « pour du déminage, (ou) de la formation de soldats ukrainiens sur le sol ukrainien ».

Début mai enfin, Emmanuel Macron a confirmé sa position, déclarant dans une interview à The Economist qu’un envoi de troupes au sol restait une option, dans le cas où « les Russes devaient aller percer les lignes de front » et si Kiev en faisait la demande. Or, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment assuré que les militaires français pouvaient rester en France « tant que l’Ukraine tient ».

Les autorités russes, elles, ont prévenu qu’elles considéreraient tout soldat français dans la zone de guerre comme une cible

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