15 juillet 2024

Une lecture récente :DANS LE DOSSIER D’HAÏTI, DIFFICILE POUR WASHINGTON ET LA CARICOM DE RECONNAITRE LEUR ERREUR, MAIS PAS IMPOSSIBLE.-

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Le 12 mars 2024, Docteur Ariel HENRY, Premier ministre en exercice de la République d’Haïti, sur la pression amicale ou le diktat de la Caricom et de Washington et consorts, a accepté, par faiblesse ou par amour pour son pays, de se faire harakiri politiquement et de démissioner avec son gouvernement pour céder la place à des frères ennemis qui réclamaient son départ et revendiquaient être les seuls à avoir la légitimité populaire et les compétences requises pour conduire la transition et faire la rupture.

Force est de constater après 25 jours de gestation que le fameux Conseil Présidentiel de Transition a du plomb dans l’aide et n’arrive pas à décoler.

Les exigences préalables de sécurité réclamées, ont du sens et constituent en même temps la quadrature du cercle. Tout à coup personne ne semble plus très pressé d’assumer ce pouvoir tant désiré. Mais hélas Haïti et les haïtiens ne peuvent pas se payer le luxe d’attendre davantage. Des propositions fusent de toutes parts avec apparemment une préférence marquée pour un tandem juge de la Cour de Cassation/Premier ministre.

Attelage qui a bien fonctionné en plusieurs occasions similaires. Mais voila pour recourir à ce plan B, il faudrait d’abord que la Caricom, Washington et consorts, reconnaissent qu’ils se sont trompés et que la formule imposée aux parties prenantes haïtiennes et qu’ils ont fait semblant d’endosser, ne peut pas être la solution. Mais il est difficile pour de grandes puissances ou pour des pays qui se croient telles dans la sous-région, d’admettre leur erreur et d’avoir l’humilité de se mettre à l’écoute du principal intéressé, le peuple haïtien et de changer de cap. Ils se sont tous tellement gargarisés de leur succès factice en réussissant à obtenir la démission du Premier ministre et à lui faire signer sa propre éviction, qu’il leur est difficile de se dédire.

Au fait Ariel Henry n’était pas convaincu de la capacité de ses adversaires à s’entendre pour gouverner ensemble. Et pour cause parce qu’il a passé deux ans à essayer, sans succès, de les convaincre d’entrer dans un gouvernement d’unité nationale. Pour éviter de créer un vide à la tête de l’état, il n’a pas vraiment démissioné comme certains le répètent. Il a seulement pris l’engagement de le faire si!!! Ce faisant, il a démontré qu’il n’avait pas l’intention de s’accrocher au pouvoir à n’importe quel prix, et il a en même temps éviter un vaccum qui aurait consacré l’effondrement total de l’état.

Cette manoeuvre habile et disons le responsable, si elle ne permet pas à Ariel Henry d’espérer revenir effectivement au pouvoir, a cependant le mérite d’offrir une sortie honorable à la Caricom, Washington et consorts.

Ils peuvent prendre acte de l’incapacité de ceux à qui ils ont offert le pouvoir, de le prendre et de l’exercer efficacement en cette période difficile. Ils pourront ainsi justifier un changement de cap en faisant valoir qu’ils soutiennent la solution vraiment haïtienne exprimée par plusieurs voix autorisées, de recourir au président de la Cour de Cassation ou à défaut au juge le plus ancien, comme président provisoire.

Je veux croire qu’Ariel Henry n’aura pas d’objection à rentrer dans son pays pour la passation de pouvoir à un compatriote vivant en Haïti ou venant de la diaspora. La formule a donné des résultats dans un passé récent et peut encore fonctinner.

Bien entendu la Caricom, Washington et consorts devront d’abord tenir leurs promesses et mettront tout en œuvre pour maîtriser les gangs, faciliter et accompagner le déploiement dans les prochains jours (72 heures) de la MMAS sous la direction du Kénya.

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