Haïti : SOLÈY met en garde contre le risque d’élections contestées
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Le groupement politique SOLÈY tire la sonnette d’alarme sur la conduite du processus électoral en Haïti. Dans une note publiée le 15 octobre 2026, il dénonce les hésitations du Conseil électoral provisoire (CEP) et du gouvernement, réclame des garanties d’impartialité et conditionne la crédibilité du scrutin au rétablissement de la sécurité dans le pays.
Le processus électoral haïtien suscite de nouvelles inquiétudes. Le groupement politique SOLÈY met directement en cause la conduite des préparatifs électoraux par le Conseil électoral provisoire et le gouvernement, estimant que les tâtonnements observés soulèvent des doutes sur leur capacité à organiser des élections crédibles. Dans une note de position datée du 15 octobre, l’organisation met en garde contre le risque d’un scrutin contesté, susceptible d’aggraver les tensions politiques et de fragiliser davantage les institutions.
Au cœur des préoccupations du groupement figurent également certains aménagements du décret électoral. SO LÈY estime que ces dispositions pourraient être interprétées comme des arrangements politiques favorisant des intérêts particuliers. Sans que ces accusations constituent des faits établis, l’organisation appelle les autorités à clarifier leurs choix et à garantir des règles électorales transparentes, acceptables pour les différents acteurs politiques.
Le groupement avertit que les conséquences d’un processus contesté pourraient dépasser le seul cadre électoral. Il évoque notamment des risques pour la gouvernabilité du pays, les relations diplomatiques et la coopération financière internationale. Pour SOLÈY, la crédibilité des élections dépend donc autant de la transparence des décisions que de la confiance accordée aux institutions chargées de les organiser.
Mais la question sécuritaire demeure l’un des principaux obstacles soulevés dans cette déclaration. Le groupement déplore les retards dans le rétablissement de la sécurité et estime que les autorités ne garantissent toujours pas des conditions suffisantes pour permettre aux citoyens de circuler librement, de se porter candidats et de voter sans crainte. Dans un pays confronté à une grave crise sécuritaire, cette situation pose directement la question de la participation effective de la population au scrutin.
Face à ces préoccupations, SOLÈY formule quatre exigences : l’adaptation du décret électoral, l’établissement d’un calendrier réaliste, des garanties vérifiables d’indépendance et d’impartialité du CEP et du gouvernement, ainsi que le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. L’organisation appelle les autorités à agir sans délai afin de créer les conditions nécessaires à des élections démocratiques, inclusives et transparentes.
Signée à Delmas par Francenet Dénis, coordonnateur national adjoint du groupement, la note traduit la volonté de SOLÈY de placer la transparence institutionnelle et la sécurité au centre du débat électoral. Reste désormais à savoir dans quelle mesure le CEP et le gouvernement répondront à ces préoccupations et apporteront des garanties concrètes aux acteurs politiques et à la population.
En Haïti, l’enjeu ne se limite pas à fixer une date pour les élections. Il consiste à réunir les conditions permettant aux citoyens de participer librement au scrutin et aux résultats de bénéficier d’une légitimité suffisamment solide pour éviter une nouvelle crise politique.

