Haïti : Fanmi Lavalas refuse de participer aux consultations du CEP sur le calendrier électoral
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L’organisation politique Fanmi Lavalas annonce qu’elle ne participera pas aux consultations convoquées par le Conseil électoral provisoire (CEP) autour du calendrier électoral. Dans une lettre adressée au président du CEP, Peterson Pierre-Louis, datée du 19 octobre 2026, le parti justifie sa position par ses préoccupations concernant la sécurité et les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles en Haïti.
Dans cette correspondance signée par la docteure Maryse Narcisse, coordonnatrice du Comité exécutif de Fanmi Lavalas, l’organisation rappelle qu’elle n’a participé ni aux consultations précédentes ni à la rencontre du 2 octobre, dont le compte rendu n’aurait pas été joint à la nouvelle invitation.
Fanmi Lavalas affirme avoir déjà exprimé ses réserves dans une note publiée le 6 octobre 2026. L’organisation estime que la tenue d’élections démocratiques suppose des conditions de sécurité permettant aux citoyens de participer librement au processus électoral.
La lettre évoque également les violences survenues le 18 octobre, notamment une attaque contre des soldats salvadoriens de la Force de répression des gangs (GSF), ainsi que la situation sécuritaire à Santo et à la Croix-des-Bouquets. Pour Fanmi Lavalas, ces événements illustrent l’ampleur des défis auxquels le pays reste confronté.
Tout en appelant à un processus électoral transparent, inclusif et démocratique, l’organisation demande des réponses sur plusieurs points qu’elle considère essentiels à la préparation des élections.
Fanmi Lavalas s’interroge notamment sur l’existence d’une date garantissant des conditions minimales de sécurité, sur la réouverture de l’aéroport et le déblocage des routes nationales, ainsi que sur les possibilités de retour des personnes déplacées dans leurs quartiers.
Ces préoccupations portent sur des conditions préalables qui, selon le parti, doivent être prises en compte pour assurer une participation effective des acteurs politiques et de la population au processus électoral.
La position exprimée par Fanmi Lavalas remet au premier plan la question de la sécurité dans les préparatifs électoraux. Alors que le CEP poursuit ses démarches autour du calendrier, l’organisation insiste sur la nécessité de garanties concrètes permettant la tenue d’élections libres, honnêtes et démocratiques.
La correspondance ne précise pas si Fanmi Lavalas entend participer à de futures consultations. Elle met toutefois en évidence les interrogations du parti sur les conditions dans lesquelles le processus électoral pourrait se dérouler.

