Deux interviews, et déjà la machine à broyer se met en marche, Dominique DUPUY affirme qu’un système se sent menacé par sa parole 

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Dans le pays de la haine politique, l'ancienne ministre est devenue une cible de prédilection après seulement deux interviews. Ce qui était censé être un moment de reconnaissance a déclenché une véritable machine à broyer, menaçant sa liberté de parole. Le message est clair : derrière ces attaques, se cache la peur d'un système qui ne supporte pas la moindre voix indépendante.

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En Haïti, certains cercles de pouvoir semblent avoir une allergie chronique à la lumière. Deux simples entrevues auront suffi pour déclencher une campagne d’attaques, de rumeurs et de discrédit contre une ancienne ministre qui ose reprendre la parole dans l’espace public.

Le constat est brutal : dans un pays où certains acteurs politiques occupent quotidiennement les ondes sans provoquer la moindre agitation, d’autres deviennent immédiatement des cibles dès qu’ils captent un minimum d’attention. Comme si parler librement devenait, pour certains, un acte de défiance.

Dans une publication incisive sur son compte X, l’ancienne ministre dénonce ce qu’elle décrit comme une véritable « machine infernale » activée après seulement deux interviews accordées dans le cadre du « Mois du patrimoine haïtien ».

« J’ai réalisé deux interviews dans le cadre du “Mois du patrimoine haïtien”. Immédiatement, la machine à broyer les os s’est mobilisée. Il y a des acteurs qui vont parler à la radio tous les jours, cela ne dérange pas. Mais depuis que j’ai pris le micro, un système se sent menacé et déchaîne une armée de mensonges et d’attaques. Nous avons déjà vu ce film. Ils pensent que c’est nous qu’ils écrasent, alors que c’est leur propre tête qu’ils dévoilent. »

Le message est clair : derrière les attaques, l’ancienne ministre voit la peur d’un système qui supporte difficilement toute parole indépendante, toute voix capable de troubler l’ordre établi ou d’échapper aux réseaux d’influence traditionnels.

Le phénomène n’est pas nouveau. En Haïti, la violence politique ne passe pas toujours par les armes. Elle prend aussi la forme de campagnes de salissure, d’intimidation numérique, de manipulation de l’opinion et de lynchage médiatique orchestré contre ceux qui dérangent.

Certains responsables politiques agissent comme de véritables « lucifuges » : ils prospèrent dans l’opacité, mais paniquent dès qu’un projecteur s’allume hors de leur contrôle. Deux entrevues auront suffi pour exposer cette fébrilité.

Mais au-delà des attaques, cette séquence révèle surtout une vérité dérangeante : plus un système tente d’écraser une voix, plus il dévoile sa propre nervosité. Car chaque campagne de haine finit par trahir ceux qui l’organisent.

Et comme l’a rappelé l’ancienne ministre avec une formule lourde de sens : ce ne sont pas toujours les cibles qui se consument sous la lumière. Parfois, ce sont ceux qui pensaient agir dans l’ombre qui finissent par être « grillés ».

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