4 mars 2024

Analyse de la position de Ricardo Germain sur le rapport de l’ONU : Entre inquiétudes et interrogations.-

Un autre point de discorde concerne la démission de M. Lamothe.

Dans un éditorial du journal Le Nouvelliste, Ricardo Germain a soulevé des questions et des inquiétudes concernant le rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la situation en Haïti, ainsi que l’inclusion du nom de Laurent Lamothe dans ce rapport. Ses commentaires ont suscité un débat animé sur la validité du rapport et sur la question de savoir si Laurent Lamothe aurait dû être mentionné. Une analyse approfondie de la position de Germain révèle des critiques intéressantes, mais également certaines lacunes.

Méthodologie remise en question : M. Germain évoque des préoccupations concernant la méthodologie utilisée dans le rapport, notamment la norme S/2006/997 datant de 2006. Il estime que cette norme est peu exigeante pour le comité d’experts, mais il ne précise pas en quoi cela affecte directement la crédibilité du rapport. Il aurait pu apporter des exemples concrets pour étayer son argument.

Incohérences et Abus de Concepts : Il souligne des incohérences dans le rapport, comme l’utilisation du terme « piraterie » au lieu de « brigandage maritime » en Haïti. Cependant, il ne pousse pas plus loin pour expliquer comment ces différences impactent la validité du rapport.

Preuves Solides pour Laurent Lamothe :Germain devrait insister sur le fait que Laurent Lamothe possède des preuves solides de son innocence, mais qu’il aurait dû les présenter de manière plus convaincante, en fournissant des détails concrets et des documents à l’appui. Par exemple, il aurait pu soulever les allégations du rapport, où les experts indiquent que M. Lamothe a accordé des autorisations pour un total de 668,8 millions de dollars pour 149 projets. Cependant, une controverse significative surgit lorsque l’auteur de l’article suggère que le fonds était géré par le BMPAD sous la supervision du ministre des Finances, agissant de manière autonome. Les attributions de fonds aux projets, selon l’auteur, étaient dirigées par le président de la République, en l’occurrence Michel Joseph Martelly, qui présidait le conseil des ministres. Un autre point de discorde concerne la démission de M. Lamothe. Alors que les enquêteurs affirment que sa démission était due aux manifestations nationales contre la corruption, l’auteur de l’article avance une tout autre version, que Germain devrait soulever.

Nature Politique des Sanctions : Il mentionne que les sanctions sont des actions politiques, mais il ne développe pas suffisamment cet argument pour expliquer comment cela affecte la validité du rapport en tant que document technique basé sur des enquêtes.

Limitations du Rapport : Germain critique le fait que le rapport ne traite pas des questions structurelles sous-jacentes à l’insécurité en Haïti, mais il ne propose pas de solutions concrètes pour résoudre ces problèmes ni n’explique comment cela nuit à la validité du rapport.

En conclusion, la position de Ricardo Germain soulève des questions cruciales, mais elle pâtit d’un manque manifeste de précisions techniques pour appuyer ses arguments concernant le rapport de l’ONU. Pour une analyse plus convaincante, il aurait dû fournir des preuves concrètes et solides.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © 2023 LakayInfo. Tous droits réservés. Contact : lakayinfo47@gmail.com WhatsApp : +509 36.67.32.49 | Newsphere by AF themes.

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading